Sarthe : La maigreur du bébé d’une visiteuse alerte les surveillants de la prison, leur réaction est déterminante
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Le 14 octobre 2024, une femme de 27 ans a comparu devant le tribunal du Mans (Sarthe) pour avoir gravement négligé ses enfants. L’affaire a été révélée suite à une alerte du personnel pénitentiaire lors d’une visite au père des enfants en prison. Le tribunal a jugé cette mère pour ne pas avoir assuré une alimentation et des conditions de vie décentes à ses enfants.
Une situation d’alerte signalée en prison
Lors d’une visite de la mère à son compagnon incarcéré, les surveillants de prison ont remarqué l’état alarmant de maigreur du bébé. Inquiets, ils ont rapidement signalé la situation aux services sociaux. Comme le relate Actu.fr, une enquête a révélé que les enfants vivaient dans un environnement insalubre et étaient mal nourris. Le plus jeune souffrait de dénutrition sévère, tandis qu’un chien vivant dans le même appartement montrait également des signes de maltraitance.
Un contexte difficile invoqué par la mère
À la barre, la prévenue, inconnue de la justice jusqu’alors, a expliqué avoir traversé une profonde dépression depuis l’incarcération de son compagnon. Elle a également évoqué des menaces reçues à son domicile, dont une balle déposée dans sa boîte aux lettres, qui auraient accentué son isolement et son incapacité à s’occuper correctement de ses enfants. La voix tremblante, elle a tenté de justifier ses manquements en pointant la détresse psychologique dans laquelle elle se trouvait.
Un environnement décrit comme « une déchèterie »
La présidente du tribunal a été particulièrement sévère dans ses propos. « Vous ne vivez pas dans une bulle, vous vivez dans une déchèterie avec vos enfants », a-t-elle assené, résumant la gravité de la situation. Les enfants, aujourd’hui placés sous la protection de l’aide sociale, étaient exposés à une mise en danger permanente selon le procureur.
La justice tranche : 10 mois de prison avec sursis
Le procureur a requis une peine de 10 mois de prison avec sursis probatoire, évoquant la gravité des faits et l’urgence de protéger les enfants. De son côté, l’avocate de la prévenue, Me Jennifer Neveu, a plaidé pour un sursis simple, soulignant les efforts de sa cliente pour se reconstruire et récupérer la garde de ses enfants. Finalement, le tribunal a condamné la mère à 10 mois de prison avec sursis probatoire de deux ans.
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