Melun : Pensant à un cambriolage, il frappe violemment deux gendarmes et les envoie à l’hôpital.
Montrez votre soutien aux forces de l’ordre en ajoutant notre média à vos favoris sur GoogleMaïron F., 19 ans, a été condamné ce vendredi à vingt-quatre mois de prison par le tribunal judiciaire de Melun pour violences sur personnes dépositaires de l’autorité publique. Le prévenu a toujours affirmé qu’il ne savait pas qu’il s’agissait de gendarmes lorsqu’il les a agressés devant son domicile à Savigny-le-Temple le 29 décembre 2023.
Maïron F. rentre chez lui à 1h20 du matin lorsqu’il aperçoit trois hommes en civil vêtus de couleurs sombres devant son domicile. Pensant à un cambriolage, il interpelle l’un d’eux et, face au silence de ce dernier, lui assène plusieurs coups de poing. Deux autres gendarmes présents sur les lieux tentent de s’interposer et sont également blessés.
Résultat : une mâchoire fracturée à deux endroits, une arcade ouverte et 45 jours d’ITT pour l’un. Le second s’en sort avec 5 jours d’ITT comme l’explique Le Parisien.
Devant le tribunal, Maïron F. a soutenu qu’il n’avait jamais eu l’intention de blesser les gendarmes. Il a déclaré avoir agi par peur pour sa famille et a affirmé que les gendarmes ne se sont jamais identifiés.
Des versions contradictoires
Les gendarmes, absents au procès, ont contesté la version du prévenu et ont affirmé ne jamais avoir sorti leur arme comme évoque ce dernier. La procureure de la République a requis dix-huit mois d’emprisonnement, soulignant la dangerosité du prévenu et son casier judiciaire déjà bien rempli.
La défense pointe du doigt des manquements à l’impartialité
L’avocat de Maïron F. a plaidé la requalification des faits en violences volontaires et a pointé du doigt des manquements à l’impartialité dans la conduite de l’enquête. Il a notamment relevé que les investigations avaient été confiées à des gendarmes de la même brigade que les victimes et que ces dernières n’étaient pas présentes au procès.
Le tribunal a finalement condamné Maïron F. à vingt-quatre mois de prison ferme. La peine est assortie d’une révocation d’un sursis probatoire de six mois. La défense a néanmoins obtenu la requalification des faits en “violences suivie d’incapacité supérieure à huit jours”.
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