Gendarme au GIGN : Il est jugé pour la mort par balle d’un conducteur lors d’une interpellation “C’était lui ou moi”…
Montrez votre soutien aux forces de l’ordre en ajoutant notre média à vos favoris sur GoogleUn ancien gendarme d’élite comparaît devant la cour criminelle du Pas-de-Calais à partir de ce lundi 18 février 2024. Il est accusé d’avoir tué un conducteur de 23 ans, Henri Lenfant, d’une balle dans la nuque lors d’une opération d’interpellation en 2018.
Le drame s’est déroulé le 28 septembre 2018 à Fouquières-lez-Lens. Alexandre B., 44 ans, et ses collègues du GIGN de Reims étaient intervenus pour interpeller des malfaiteurs présumés. Comme le relate Le Parisien, la brigade de recherche d’Arras a en effet sollicité les gendarmes d’élite pour une opération visant des malfaiteurs agissant en bande organisée et prêts à prendre tous les risques pour fuir.
Comme l’explique le média parisien, l’adjudant B. fait partie des 12 membres du GIGN divisés en trois groupes. Il est chef d’équipe « Papa 2 » qui surveille un parking où une BMW se range vers 3h35. Deux passagers s’enfuient à pied. Henri Lenfant, lui, reste au volant.
Un premier gendarme brise la vitre côté conducteur et tente d’extraire le suspect. Qui résiste. Alexandre B., positionné près de la portière passager avant, lui vient en soutien, s’engouffre dans l’habitacle arme à la main, tire le frein à main et tente de retirer la clé du contact. La BMW démarre soudainement et accélère vers un champ.
Le gendarme ordonne au suspect de stopper le véhicule. Deux fois. Sourd à cet ordre, Henri Lenfant l’aurait repoussé de la main. À genoux sur le siège, l’adjudant B. décide d’utiliser son arme. Un tir fatal, à une très courte distance, entre 2 et 15 cm.
L’accusé plaide la légitime défense. Il affirme qu’il a tiré car il se sentait menacé par Henri Lenfant, qui aurait tenté de l’éjecter du véhicule à pleine vitesse. “C’était lui ou moi” insiste-t-il. Le militaire n’avait jamais fait usage de son arme dans un cadre opérationnel. Cela marquera un tournant dans sa vie et dans sa carrière gendarme d’élite qui prendra fin à l’issue de cette intervention.
La famille de la victime conteste cette version des faits. Elle estime que le tir était injustifié et que le gendarme aurait pu utiliser d’autres moyens pour arrêter le conducteur.
Le procès devrait durer une semaine. La cour d’assises devra déterminer si Alexandre B. est coupable de “violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner”. Il encourt jusqu’à 20 ans de prison.
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