Un réseau d’une ampleur inédite démantelé en France et en Belgique par les Forces de l’Ordre
Montrez votre soutien aux forces de l’ordre en ajoutant notre média à vos favoris sur GoogleUn réseau d’une ampleur inédite, spécialisé dans la fabrication et la commercialisation d’armes conçues à l’aide d’imprimantes 3D, a été démantelé à la fin du mois de janvier en France et en Belgique, ont annoncé les autorités judiciaires de Marseille ce lundi.
Cette opération a permis l’interpellation de quatorze individus, soupçonnés de participer à cette activité illicite, ainsi que de plusieurs acheteurs.
“Une première en France”, souligne Nicolas Bessone, procureur de la République de Marseille, lors d’une conférence de presse où des exemplaires de ces armes ont été présentés. Ces armes, fabriquées en grande partie à l’aide d’imprimantes 3D, étaient ensuite commercialisées en ligne.
Le colonel Hervé Pétry, chef de l’unité nationale cyber, précise que ces armes, d’une qualité remarquable, étaient très proches des modèles originaux, à hauteur de 95%.
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L’absence de numéro de série rendait ces armes quasi-intraçables, ce qui suscite des inquiétudes croissantes parmi les forces de l’ordre. “C’est du pain bénit pour les trafiquants”, s’alarme Eric Henry du syndicat Alliance Police Paris. Parmi les modèles les plus en vue, figure le pistolet mitrailleur de 9 mm, surnommé FGC, réputé pour sa dangerosité.
Un vaste réseau de fabrications d’armes imprimées en 3D démantelé entre la France et la Belgique pic.twitter.com/QrSxZgtrfg
— BFMTV (@BFMTV) February 6, 2024
Les autorités mettent en garde contre la multiplication de ce phénomène et soulignent la nécessité d’une vigilance accrue. Les perquisitions menées dans le cadre de cette opération ont permis de saisir plusieurs de ces armes, dans le but de limiter leur diffusion et d’éviter qu’elles ne deviennent monnaie courante sur le marché clandestin.
Ces armes étaient commercialisées à des prix oscillant entre 1 000 et 1 500 euros, une fourchette qui les rendait accessibles à un public varié et les positionnait comme des alternatives attractives aux armes traditionnelles sur le marché noir.
Face à ce nouveau défi, les autorités entendent renforcer leur dispositif de lutte contre ce type de trafic et appeler à une coopération internationale afin de prévenir la propagation de ce phénomène inquiétant.
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