Réclusion criminelle à perpétuité requise contre Mohamed Lamine Aberouz dans l’affaire de l’attentat de Magnanville en 2016
Montrez votre soutien aux forces de l’ordre en ajoutant notre média à vos favoris sur GoogleLa réclusion criminelle à perpétuité a été requise contre Mohamed Lamine Aberouz, accusé de complicité présumée dans l’attentat de Magnanville en 2016. Cet attentat tragique a coûté la vie à un couple de policiers, Jean-Baptiste Salvaing et Jessica Schneider, le 13 juin 2016, à leur domicile à Magnanville, dans les Yvelines.
L’assaillant, Larossi Abballa, un terroriste islamiste affilié à l’organisation État islamique, avait revendiqué son acte. Les forces de l’ordre du RAID avaient abattu Abballa lors de l’assaut visant à libérer le fils du couple, qui était retenu en otage.
Mohamed Lamine Aberouz, âgé de 30 ans, est le seul accusé dans cette affaire et comparaît depuis le 25 septembre devant la Cour d’assises spéciale de Paris. Le procureur a requis une réclusion criminelle à perpétuité avec une période de sûreté de 22 ans à l’encontre de l’accusé relate Actu17.
Les chefs d’accusation retenus contre lui sont la “complicité d’assassinat sur personne dépositaire de l’autorité publique”, la “complicité de séquestration de mineur” et l’”association de malfaiteurs terroriste criminelle”.
L’un des éléments de preuve présentés par l’accusation est une “trace ADN pure” de Mohamed Lamine Aberouz retrouvée au domicile des victimes. Selon le parquet, cette trace “signe de façon irrévocable la complicité de Mohamed Lamine Aberouz dans les crimes commis par Larossi Abballa”. Cependant, l’accusé nie toute implication, arguant qu’il avait simplement “fréquenté Larossi Abballa”, expliquant ainsi la présence de son ADN.
L’alibi de Mohamed Lamine Aberouz, qui prétend s’être rendu dans une mosquée des Mureaux le soir du double assassinat, est également remis en question par l’accusation. Aucun témoin indépendant n’a pu confirmer sa présence à la mosquée. Les avocats des parties civiles insistent sur l’absence de doute raisonnable concernant la culpabilité de l’accusé, soulignant son “profil idéologique d’un rigoriste assumé”.
Malgré les charges qui pèsent contre lui, Mohamed Lamine Aberouz continue de clamer son innocence depuis le début de son procès. “Je n’ai jamais été là-bas”, affirme-t-il, ajoutant : “Je n’ai pas participé à cet attentat”. Ses avocats prévoient de plaider en faveur de son acquittement, et le verdict est attendu pour mercredi. Cette affaire continue de susciter l’attention en raison de la gravité des faits et des enjeux judiciaires qu’elle implique.
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