Paris : Contre 450 euros, il proposait sur Snapchat, des livraisons dans les prisons, par drone
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Dans une démarche créative mais totalement illicite visant à tromper l’administration pénitentiaire, un jeune Parisien au chômage a créé un compte sur les réseaux sociaux “Snapchat par les Airs” – un service de livraison singulier. Ce jeune audacieux de 22 ans a été appréhendé le 25 juillet par l’unité de lutte contre la cybercriminalité (BL2C) dans sa résidence située dans le XIIIe arrondissement. Son présumé délit ? Opérer des livraisons assistées par drone aux détenus incarcérés à travers la région parisienne.
Sa méthode opératoire a été repérée grâce à une annonce publiée sur la plateforme sociale Snapchat. Proposant des services de livraison de colis aux établissements pénitentiaires à Paris et alentour, voire au-delà, moyennant 450 euros, ses activités ont attiré l’attention des forces de l’ordre.
Les enquêteurs ont réussi à retracer ses traces numériques jusqu’à son adresse IP, essentiellement l’empreinte digitale numérique de son téléphone. La surveillance minutieuse des données de localisation de son mobile a révélé un schéma de déplacements nocturnes à proximité des prisons, laissant fortement présager son implication dans le schéma de livraison.
Lors d’une perquisition à son domicile, les autorités ont saisi 2 500 euros en espèces. Par la suite, le jeune homme a été placé en garde à vue au siège de la police judiciaire à Clichy (XVIIe). Au cours de l’interrogatoire, il a avoué ses actes, prétendant être affilié à un groupe en possession d’un drone. Il a depuis été transféré au bureau du procureur de Paris et est destiné à un processus judiciaire simplifié impliquant une reconnaissance de culpabilité.
Intrusions Aériennes Fréquentes au-dessus des Établissements Pénitentiaires
Depuis plusieurs années déjà, les criminels ont eu recours à des tactiques similaires pour faire passer en contrebande des drogues, de l’alcool, des téléphones et d’autres produits illicites derrière les barreaux.
“Il y a quelques années, à Bois-d’Arcy (Yvelines), l’établissement était régulièrement visé par ces engins, mais le pilote n’a jamais été appréhendé. Et plus récemment, une situation similaire s’est produite à Fresnes (Val-de-Marne) sans obtenir des résultats significatifs”, a rappelé un agent au journal Le Parisien.
Les drones offrent un avantage significatif en permettant de livrer de plus grandes quantités d’articles illicites par rapport aux projections de colis. Cependant, leur utilisation soulève la préoccupation concernant la possibilité de livrer des armes aux détenus.
En réponse, certaines prisons ont mis en place des mesures de lutte pour contrecarrer les incursions de drones. Les prisons s’équipent d’un bouclier qui permet de faire tomber chaque engin tentant de pénétrer dans les lieux.
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