Lille : L’auteur de la fausse alerte attentat dans un train termine en prison
Montrez votre soutien aux forces de l’ordre en ajoutant notre média à vos favoris sur GoogleUn homme de 30 ans, chauffeur-livreur, a été placé en détention provisoire après avoir envoyé deux SMS à une plateforme SNCF. Dans l’un des messages, il a mentionné une “alerte terroriste” tandis que dans l’autre, il a fourni le numéro d’un train Paris-Lille. Son objectif était de perturber le trafic ferroviaire pour ne pas manquer son propre train.
Cet individu, qui a déjà été condamné à plusieurs reprises (18 mentions dans son casier judiciaire, dont six pour violences ou menaces envers conjointe), a été arrêté en compagnie de sa compagne suite à des investigations téléphoniques. Comme le relate Le Parisien, tous deux ont admis leur responsabilité dans les faits qui ont entraîné l’évacuation des gares de Lille et ont mobilisé d’importants moyens, tels que la police nationale, le Raid, les services de déminage, les militaires et les pompiers.
Le couple avait quitté la Gironde, où ils venaient de s’installer, pour se rendre dans le Pas-de-Calais et rendre visite à leur enfant placé là-bas. Suite à un retard de leur premier train, ils ont décidé de provoquer cette fausse alerte en espérant retarder le train Paris-Lille afin de pouvoir prendre leur correspondance prévue. La vidéo de leur interpellation avait été diffusée par La Voix-du-Nord.
Lors de l’audience, l’avocat de la compagne, une aide-soignante de 27 ans identifiée comme étant l’instigatrice de la fausse alerte, a qualifié l’incident de “bêtise humaine” résultant d’une sous-estimation des conséquences. Le parquet a souligné le préjudice financier considérable causé par leurs actes et a levé le sursis sur deux peines précédemment prononcées contre l’homme, lui imposant une peine de 18 mois de prison en plus de toute sanction supplémentaire décidée dans cette affaire.
Le tribunal a également pris en compte le fait que l’homme avait enfreint une décision de justice de 2022 lui interdisant tout contact avec sa compagne, puisqu’ils s’étaient pacsés en 2023. Les deux prévenus risquent jusqu’à deux ans d’emprisonnement et une amende de 30 000 euros.
← Plus d'actualités PénitentiaireÀ lire également
Deux surveillants blessés par un détenu lors d’un changement de cellule à Saint-Brieuc, une enquête ouverte
262 détenus et 55 matelas au sol à la prison de Pau, les syndicats menacent d’un blocage total
Trois détenus transférés de Domenjod vers l’Hexagone après la bagarre générale, une première à La Réunion