Perpignan : Présenté au tribunal le vendredi, il “remet ça” le samedi
Montrez votre soutien aux forces de l’ordre en ajoutant notre média à vos favoris sur GoogleLe tribunal prononce une nouvelle condamnation pour vol à l’encontre d’un jeune homme, seulement cinq jours après sa première comparution pour des faits similaires. Le président du tribunal exprime son exaspération et son étonnement face à la récidive du prévenu en déclarant : “Vous ne pouvez pas vous empêcher de voler !”
Paul, âgé de 21 ans, semble déterminé dans ses actes. Comme le relate L’Indépendant, après avoir été condamné à des travaux d’intérêt général pour vol vendredi dernier, il vole à nouveau trois portefeuilles dès le lendemain et utilise les cartes bancaires volées sans retenue. Finalement, il se fait attraper alors qu’il sortait d’un hôtel où il s’était introduit pour y passer la nuit.
Le samedi suivant, Paul conduit une voiture prêtée par un ami, mais au lieu de se concentrer sur la route, il lit un message sur son téléphone. Les conséquences sont immédiates : il dévie de sa trajectoire et termine sa course dans un fossé. Les pompiers viennent à son secours et il ne quitte l’hôpital de Perpignan que le lendemain.
Près de la gare, il repère un sac à main déposé près d’une porte de maison. Il entre discrètement et dérobe l’objet de sa convoitise. Il utilise la carte bleue pour se procurer de la nourriture grâce au paiement sans contact, puis se dirige vers Argelès. Là encore, il repère des portefeuilles dans une résidence et les vole de la même manière.
Avant d’être arrêté, il prend quelques verres, achète de l’alcool et se fait tatouer. “On ne peut pas vraiment considérer un tatouage à 230 € comme un achat de première nécessité”, plaisante ironiquement le président.
L’avocat de Paul, Me Bardet-Barrau, tient à souligner la détresse de son client : “Entre sa condamnation et les vols qui ont suivi, il a perdu son emploi et son logement après avoir été licencié par son employeur. Dans cette situation très difficile, il a perdu pied”.
Malgré ces explications, le tribunal décide de suivre les réquisitions du procureur : une peine de six mois de prison ferme avec mandat de dépôt.
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