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Évron : Un homme incite son chien à attaquer les gendarmes lors d’un contrôle. Un militaire blessé au bras

·La rédaction ⏱ 3 min
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Ce jeudi 6 juillet 2023, le tribunal judiciaire de Laval a rendu son verdict dans une affaire de violences sur un gendarme à Évron. Un homme de 22 ans a été condamné à 12 mois de prison pour avoir utilisé son chien comme une arme contre le militaire. Les juges ont considéré que l’animal avait été intentionnellement employé dans le but de causer des préjudices.

Les faits remontent au 26 avril 2023, lorsque la gendarmerie a été appelée à intervenir à Évron suite à un signalement. Selon un témoin, un groupe d’individus avait tenté d’entrer de force chez une connaissance du prévenu. Lorsque les gendarmes sont arrivés sur les lieux, l’altercation avait déjà pris fin. Cependant, un jeune homme s’est approché avec un chien attaché à une chaîne et a été identifié comme faisant partie du groupe qui avait tenté de pénétrer dans la maison sans autorisation.

Selon les déclarations des gendarmes présents, le propriétaire du chien se montrait non coopératif, nerveux et agité. Il utilisait son chien comme bouclier en le tenant devant lui et en lui donnant des coups de pied pour le calmer. Les gendarmes ont témoigné que l’homme semblait vouloir se servir de l’animal comme d’une arme et s’amusait de la situation.

L’incident a pris une tournure plus grave lorsque le prévenu a refusé de présenter ses papiers d’identité et que la tension est montée avec l’arrivée de ses amies et d’autres personnes présentes dans la maison. C’est à ce moment-là que le chien a mordu le gendarme à l’avant-bras. Le militaire s’est vu prescrire une interruption totale de travail de 10 jours, et son avocat a souligné que l’attaque aurait pu avoir des conséquences bien plus dramatiques.

Lors du procès, le prévenu a tenté de rejeter la faute sur le gendarme en affirmant que celui-ci avait cherché à le fouiller et était entré en contact avec lui. Cependant, les juges ont considéré ses déclarations comme peu crédibles, notamment en raison de son casier judiciaire déjà chargé de 4 condamnations. L’avocate de la défense a argumenté que le chien était un chiot en cours d’apprentissage et qu’il avait agi pour protéger son maître dans une situation de stress.

En tenant compte de la gravité des faits, des antécédents du prévenu et de la crédibilité de ses déclarations, la procureure de la République a requis une peine de 16 mois de prison. Finalement, les juges ont déclaré le prévenu coupable et l’ont condamné à une peine de 12 mois de prison, dont 6 mois ont été révoqués d’un précédent sursis. Il est possible que cette peine soit aménagée avec le port d’un bracelet électronique. De plus, le jeune homme est privé de son droit à l’éligibilité pendant 3 ans et se voit interdire la détention d’un chien pendant 2 ans.

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