Aurillac : Tentative de meurtre sur un gendarme. Il tire deux fois en direction de l’adjudant
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Aurillac, Cantal – Dans la nuit du samedi 10 juin, la Cour d’assises du Cantal a prononcé une peine de douze ans de prison à l’encontre d’un homme âgé de 49 ans. Il était accusé d’avoir tenté de tuer un gendarme en 2021.
La peine infligée dépasse les réquisitions du ministère public qui avait demandé dix ans de réclusion criminelle pour Didier Daumard, à l’issue de trois jours d’audience. Après plus de 4 heures 30 minutes de délibération, la cour a assorti cette condamnation de cinq ans de suivi socio-judiciaire avec obligation de soins, ainsi qu’une peine de trois ans en cas de non-respect.
L’homme se voit également interdire de porter ou de détenir une arme pendant huit ans. L’avocate générale Agathe Bord a estimé que, cette nuit-là, l’accusé avait tiré dans le but de tuer le gendarme, et non pas seulement, comme il l’a toujours prétendu, pour qu’ils s’en aillent. L’accusé est apparu très affaibli physiquement à la barre, faisant plusieurs malaises.
Il n’a pas pu s’exprimer sur son état d’esprit au moment des faits et a toujours nié avoir voulu tuer le militaire. Sa défense, assurée par Me Aurélie Boutet et Me Marc Petitjean, a plaidé en faveur de son acquittement.
Armé d’un fusil à double canon
Le 27 mars 2021, le quadragénaire avait menacé de se suicider en envoyant des messages à son ex-compagne, avec qui il était en instance de séparation. Celle-ci avait prévenu les gendarmes, qui avaient retrouvé l’homme enfermé chez lui à Lanobre (Cantal), avec les volets fermés et armé d’un fusil à double canon.
Un périmètre de sécurité avait été mis en place autour de la maison, avec 25 gendarmes, et l’individu retranché avait tiré plusieurs fois depuis une fenêtre. Les négociations ayant échoué, le GIGN (Groupe d’intervention de la Gendarmerie nationale) était intervenu sur les lieux.
Didier Daumard a reconnu avoir tiré deux fois après être sorti de sa maison à proximité d’un adjudant qui avait riposté et blessé le garagiste au ventre et au bras. Le forcené s’était rendu trois heures plus tard. Transporté à l’hôpital, il avait ensuite été mis en examen pour tentative de meurtre sur une personne dépositaire de l’autorité publique. Depuis lors, il était en détention en attendant son procès.
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