Oise : Après une course poursuite avec les gendarmes dans une voiture volée, le tribunal se montre plus que clément avec le chauffard
Montrez votre soutien aux forces de l’ordre en ajoutant notre média à vos favoris sur GoogleUne course-poursuite s’est déroulée entre les gendarmes du Noyonnais et Samy Salami, un étudiant de 19 ans. Celui-ci a comparu devant le tribunal de Compiègne ce mardi 30 mai 2023.
La poursuite effrénée aurait pu mettre des vies en danger, selon les termes du parquet. Les faits ont commencé aux abords de Noyon, lorsque des gendarmes du PSIG (Peloton de Surveillance et d’Intervention de la Gendarmerie) ont repéré une voiture roulant à grande vitesse.
Comme le relate Oise-Hebdo, la vitesse a été estimée à près de 200 km/h. Les militaires ont rapidement découvert que le véhicule qu’ils poursuivaient avait été signalé volé quelques jours auparavant. Malgré l’utilisation des avertisseurs sonores et des sirènes, le conducteur de la voiture a refusé de s’arrêter, prenant des virages à 150 km/h tandis que les passagers jetaient des coussins, une couette et des bidons sur la chaussée dans l’espoir de ralentir les gendarmes.
En vain. Finalement, Samy Salami, un futur ingénieur, a perdu le contrôle du véhicule qu’il conduisait, mettant fin à la course-poursuite par plusieurs tonneaux. Lors de sa comparution libre le mardi 30 mai, le jeune homme a reconnu les faits qui lui étaient reprochés. Il a déclaré que c’est la “peur des gendarmes” qui avait déclenché tout cela cette nuit-là. À leur vue, il aurait été pris de panique.
L’un des passagers du véhicule, Akim Megueddem, âgé de 45 ans et ayant 14 mentions à son casier judiciaire, est poursuivi pour complicité de refus d’obtempérer. On lui reproche d’avoir jeté, pendant la poursuite, des coussins, une couette et des bidons en direction des gendarmes. Le prévenu, qui comparaît dans le box, nie fermement ces accusations. Finalement, il est relaxé par le tribunal. Aucune charge n’a été retenue contre le troisième passager du véhicule, qui a été libéré à l’issue de sa garde à vue.
Reconnu coupable, le tribunal se montre plus que clément envers Samy Salami. En effet, il est condamné à 140 heures de travail d’intérêt général, à accomplir dans les 18 prochains mois. En cas de non-exécution, il encourt 6 mois de prison. Il devra suivre un stage de sécurité routière. Enfin, son permis de conduire est annulé et il a l’interdiction d’en demander la délivrance pendant une période d’un mois.
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