Gérald Darmanin veut lever les restrictions pour l’intégration de personnes séropositives dans les forces de l’ordre et de secours
Montrez votre soutien aux forces de l’ordre en ajoutant notre média à vos favoris sur GoogleLe ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, a suggéré à son homologue des Armées, Sébastien Lecornu, de mettre fin à une pratique discriminatoire en matière de recrutement qui exclut les personnes séropositives de la gendarmerie et des corps militaires des sapeurs-pompiers. Cette mesure avait déjà été levée pour les policiers à la fin du mois de novembre dernier. Cette information a été communiquée jeudi par le ministère de l’Intérieur.
Dans un courrier adressé mardi à Sébastien Lecornu, le ministre de l’Intérieur a expliqué que les critères médicaux actuels pour l’intégration dans la gendarmerie nationale ou les corps militaires de sapeurs-pompiers (à Paris et Marseille) ne permettent pas aux personnes séropositives d’exercer ces professions.
Gérald Darmanin a également déclaré que cette situation, liée au statut militaire et aux obligations qui y sont associées, devait évoluer. Il a exprimé son souhait que le ministère des Armées entame rapidement les travaux nécessaires pour permettre aux personnes séropositives d’être recrutées dans ces professions à court terme. Le ministre de l’Intérieur, qui entretient des relations étroites avec son homologue des Armées, a demandé un retour rapide sur ce sujet.
À la fin de novembre 2022, cette forme de discrimination à l’embauche envers les personnes séropositives avait déjà été abolie pour les policiers. Le gouvernement avait annulé par décret l’utilisation du “Sigycop”, un outil d’évaluation de l’aptitude physique utilisé dans plusieurs métiers du secteur public.
Le “Sigycop” utilisait une échelle de cotation de 1 à 6 pour évaluer l’aptitude physique des candidats, et appliqué rigoureusement, classait les personnes séropositives comme inaptes. Jusqu’à présent, le ministère des Armées, qui gère le recrutement des gendarmes et des pompiers militaires via son service de santé, avait toujours refusé de modifier le “Sigycop”.
Au début de l’année 2023, lors d’une audience devant le Conseil d’État, dans le cadre d’un recours déposé fin 2020 par sept organisations LGBT+, les magistrats ont posé des questions qui laissaient entendre qu’il y avait une forme de discrimination, selon Maître Etienne Deshoulières, leur avocat. “Je pense que les représentants des ministères en ont pris conscience”.
Selon Maître Deshoulières, la décision du ministre des Armées pourrait être prise avant celle du Conseil d’État, qui ne devrait pas intervenir avant l’été. Les études scientifiques récentes ont établi que les personnes séropositives sous traitement antirétroviral présentent une charge virale indétectable et ne transmettent pas le VIH.
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