Assa Traoré condamnée en appel pour diffamation envers une gendarme
Montrez votre soutien aux forces de l’ordre en ajoutant notre média à vos favoris sur GoogleAssa Traoré a été condamnée à verser à l’adjudante 5.000 euros de dommages et intérêts et 4.000 euros en frais d’avocats.
Elle avait été relaxée en première instance de poursuites en diffamation intentées par quatre gendarmes. Assa Traoré a été condamnée mercredi en appel à verser des dommages et intérêts à l’une d’entre eux, mais a de nouveau été mise hors de cause concernant les trois autres.
La cour d’appel de Paris ne se prononçait que sur le plan civil : la relaxe au pénal d’Assa Traoré, devenue une figure de la lutte contre les violences policières, est définitive dans la mesure où seuls les gendarmes, et non le parquet, ont fait appel.
Contrairement au tribunal qui l’avait totalement relaxée le 1er juillet 2021, la cour d’appel a reconnu une « faute civile » d’Assa Traoré à l’encontre d’une gendarme, qu’elle avait accusée en 2019 d’avoir « menti » dans l’enquête sur la mort de son frère Adama.
Assa Traoré a été condamnée à verser à l’adjudante 5 000 euros de dommages et intérêts et 4 000 euros en frais d’avocats. En revanche, la cour a débouté trois autres gendarmes, qu’Assa Traoré avait accusés d’avoir donné la mort à son frère.
Les propos poursuivis dataient d’une tribune publiée sur Facebook et en référence au « J’accuse » d’Émile Zola, trois ans après le décès d’Adama Traoré le 19 juillet 2016 à l’issue de son interpellation à Beaumont-sur-Oise (Val-d’Oise).
À lire également
Des ascenseurs en panne plusieurs mois chez les gendarmes et leurs familles à la caserne de Maisons-Alfort
Tirs de mortier contre le bâtiment des familles de la gendarmerie de Delle, six jeunes hommes devant la justice
Un ancien gendarme de Vertou est jugé pour des menaces de mort dans une enquête, le parquet requiert cinq mois