Mayenne : Les gendarmes plongent dans une eau à 9°C pour sauver une victime de la noyade
Montrez votre soutien aux forces de l’ordre en ajoutant notre média à vos favoris sur GoogleLes faits se sont produits dans la nuit de vendredi 13 à samedi 14 janvier 2023, six gendarmes ont sauvé un trentenaire de la noyade à Mayenne. Deux d’entre eux ont plongé dans les eaux froides de la rivière. Quelques jours après cette intervention, ils racontent.
Les témoignages proviennent du Journal Ouest-France. Il est 1 h 48, ce samedi 14 janvier 2023, quand un appel est passé aux gendarmes sur le terrain par le centre d’appels : à Mayenne, au niveau du pont Notre-Dame, un homme lutte contre le courant dans la rivière. « Nous nous sommes aussitôt rendus sur place », se remémore le maréchal des logis chef Claes, de la brigade territoriale (BT) de Mayenne.
Sur le quai Carnot, une équipe de trois hommes du Peloton de surveillance et d’intervention de la gendarmerie (Psig) est déjà présente. « Nous avons vu que le gendarme Parisse était déjà déséquipé et qu’il allait y aller, reprend le maréchal des logis chef Claes. Nous n’allions pas sauter à six, chacun a assumé la mission qui lui a été confiée. »
La première d’entre elles : localiser la victime, un homme de 35 ans environ. « On voyait qu’il nageait avec difficulté, il était en train de se noyer », se souvient le gendarme Morel, de la BT de Mayenne. Le gendarme Parisse, du Psig, saute : « J’ai évalué les risques et je me suis dit que j’étais capable de le faire. J’ai réussi à l’attraper par sa capuche, relate ce dernier. Mais sa tête replongeait dans l’eau, car il était inconscient. Entre lui maintenir la tête et le faire revenir sur le bord, la fatigue venait. »
Le gendarme Morel pénètre lui aussi dans la Mayenne, pour prêter main-forte à son collègue. « J’étais resté sur le bord au départ. Mais il fallait le soulager du poids de la victime. On a réussi à le sortir et à lui prodiguer les gestes de premiers secours. »
Entre l’appel et l’arrivée des pompiers, qui prendront en charge la victime pour la transporter à l’hôpital de Mayenne, huit minutes se seront écoulées. « On a trouvé ça très long sur le moment », commente la gendarme Johanno, de la BT de Mayenne. « Mais on serait arrivés deux minutes plus tard, comme il dérivait dans le sens Mayenne-Laval, il était sous l’eau et nous n’aurions pas pu le récupérer », estime le gendarme Morel.
Les deux plongeurs d’une nuit disent n’avoir pas pensé à la fraîcheur de l’eau. « Sur l’instant, avec l’adrénaline, le froid n’est pas saisissant », répond le gendarme Morel. « C’est quand on a mis la victime en sécurité que j’ai eu froid », ajoute le gendarme Parisse.
Quelques jours plus tard, les gendarmes savent que la victime va bien. « C’est une situation extrême et périlleuse. Mais elle fait partie de notre mission de protection à la population », décrit le capitaine Anger.
Après le sauvetage, l’équipe de la BT a terminé son service, celle du Psig, poursuivit le sien. « On a continué normalement, raconte le gendarme Parisse. Nous devions garder notre capacité opérationnelle, on ne pouvait pas se permettre d’être déstabilisés pour la suite de la nuit. »
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