Après avoir frappé 4 policiers, il se réjouit d’aller en prison. “Je suis bien aux frais de la princesse, je suis nourri, logé, je ne paye pas l’électricité et j’ai beIN Sport”
Montrez votre soutien aux forces de l’ordre en ajoutant notre média à vos favoris sur GoogleUn individu âgé de 45 ans se réjouit d’aller en prison face aux juges du tribunal correctionnel de Belfort. Il comparaissait pour avoir frappé et mordu des policiers.
Un Belfortain de 45 ans était jugé ce mardi devant le tribunal correctionnel de Belfort. Il avait résisté à son arrestation, le 27 décembre, insulté frappé et mordu quatre agents de la Bac. Ils étaient venus l’interpeller chez lui car il n’avait pas respecté une mesure d’éloignement envers son ex-femme et ses enfants. Il avait aussi insulté et menacé de mort le nouveau compagnon de son ex-femme.
Face aux juges, l’homme ne se démonte pas. Il a réponse à tout. Les insultes contre son ex-femme et son nouveau compagnon ? Une réponse à des provocations. Les menaces de mort contre les agents de la BAC ? “J’en avais marre de la police” et “pas envie d’aller en garde à vue, dans une cellule qui pue la pisse”.
Les violences qui lui sont reprochées sont graves. Avoir écrasé la main d’un agent de la BAC avec sa propre menotte, et en avoir mordu un autre. Ce que le prévenu ne nie pas. “J’ai mordu le policier pour qu’il me lâche”, lance-t-il. Son avocate reconnaît que le “franc parler” de son client ne lui “facilite pas la tâche”.
“Je suis bien aux frais de la princesse”
L’homme se permet même une provocation devant le tribunal. “Je m’en fous complètement de la prison”, ose-t-il. “Je suis bien aux frais de la princesse, je suis nourri, logé, je ne paye pas l’électricité et j’ai beIN Sport”. Selon lui, ça ne le dérange pas d’être condamné à trois ou quatre ans de prison. “Vous pouvez même en rajouter”. De quoi obtenir 10 mois fermes, ainsi que la révocation d’un sursis de deux mois, et l’interdiction de se présenter dans le Territoire de Belfort pour 3 ans relate le journal France Bleu.
Les derniers mots de ce prévenu, décidément bavard, vont à une femme venue le voir à la fin de l’audience, sans doute sa mère : “Ne t’inquiète pas, un an ce n’est rien. Dans six mois je suis dehors”. Il devra aussi indemniser les quatre policiers et le compagnon de son ex-femme, pour un total de 3 550€.
À lire également
Deux surveillants blessés par un détenu lors d’un changement de cellule à Saint-Brieuc, une enquête ouverte
262 détenus et 55 matelas au sol à la prison de Pau, les syndicats menacent d’un blocage total
Trois détenus transférés de Domenjod vers l’Hexagone après la bagarre générale, une première à La Réunion