Nanterre : Une infirmière attaquée au rasoir au niveau du cou par un détenu de la prison
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Une infirmière de la maison d’arrêt de Nanterre s’est faîte violemment agresser par un détenu armé d’une lame de rasoir.
Les faits sont survenus dimanche matin dans la prison des Hauts-de-Seine. Le détenu est un déséquilibré incarcéré pour meurtre. Comme le relate Le Parisien, il a tenté de l’égorger en utilisant une lame de rasoir.
Aux alentours de 8h30, accompagnée d’une surveillante, la professionnelle de santé fait sa tournée pour distribuer les médicaments des détenus. Ils entendent alors un détenu frapper à la porte de sa cellule. La surveillante entrouvre la porte de Rachid, 35 ans, incarcéré depuis le mois de juillet dernier pour meurtre.
Le détenu va alors repousser la porte et se jeter sur l’infirmière. “J’ai senti une griffure au niveau du cou et la surveillante s’est interposée. Il a tenté de s’en prendre à elle. Je l’ai frappé sur l’épaule avec mon panier de médicaments en lui hurlant de s’arrêter. Et il s’est apaisé avant de me demander ce que j’attendais pour lui donner son traitement”.
“Deux coups de lames de rasoir au niveau du cou, qui ont donc frôlé l’artère carotide”
Des renforts de surveillants sont arrivés sur les lieux et l’agresseur a été placé au quartier disciplinaire. L’infirmière souffre de deux plaies de cinq et huit centimètres. Elle s’est fait un point de compression avant d’être évacuée à l’hôpital. Elle s’est vu poser huit points de suture.
L’avocat de la victime explique dans le média parisien, “Ma cliente a été sauvagement agressée dans l’exercice de ses fonctions d’infirmière, au centre pénitentiaire de Nanterre. Elle a reçu deux coups de lames de rasoir au niveau du cou, qui ont donc frôlé l’artère carotide. Traumatisée par cette attaque, elle a été hospitalisée puis s’est réfugiée à son domicile où elle vit désormais recluse. Il est indispensable de protéger le personnel soignant qui œuvre dans nos prisons avec force, courage et détermination”.
Une expertise psychiatrique doit être effectuée sur le détenu afin de déterminer s’il avait conscience de ce qu’il faisait lors de l’agression de l’infirmière.
Le personnel pénitentiaire est-il assez nombreux dans les prisons pour faire face à ce genre de détenus dangereux ? Répondez en commentaire.
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