đ«đ· COVID-19 : Les pompiers moustachus et barbus nâont plus le droit de partir en intervention. Ils portent plainte
Montrez votre soutien aux forces de lâordre en ajoutant notre mĂ©dia Ă vos favoris sur GoogleEn Moselle, au moins 25 sapeurs-pompiers professionnels nâont plus lâautorisation de partir en intervention. La cause ? Ils ne sont pas rasĂ©s de prĂšs. Plusieurs plaintes ont Ă©tĂ© dĂ©posĂ©es pour discrimination.
Ils sont six sapeurs-pompiers du SDIS57 Ă dĂ©poser plaintes pour le moment, pour discrimination physique. Six autres plaintes devraient ĂȘtre dĂ©posĂ©es ce lundi. Au total, 25 sapeur-pompier professionnel nâont plus le droit de partir en intervention. Ils ont tous reçu pour injonction de rester chez eux. Leur problĂšme, avoir un barbe, un bouc ou une moustache.
En effet, depuis le dĂ©but de lâĂ©pidĂ©mie du Coronavirus, des nouvelles mesures ont Ă©tĂ© prises notamment lors des interventions des sapeurs-pompiers. Ils doivent porter un masque de protection lors des interventions pour lâaide aux victimes par exemple.  Et de ce fait, le port du masque de type FFP2 ne peut ĂȘtre efficace que si son porteur est rasĂ© de prĂšs.
Câest donc sur cet argument que le SDIS de la Moselle sâest basĂ© pour prendre cette dĂ©cision le 16 mars dernier, au premier jour du confinement. Ce jour-lĂ , le directeur dĂ©partemental de la Moselle avait envoyĂ© un messages Ă ses hommes du feu pour leur demander de se raser la barbe. Certains ont suivi les consignes mais dâautres ont gardĂ© une moustache ou un bouc.
Il nây avait eu aucun problĂšme au bout de 15 jours, mais au dĂ©but du mois dâavril, ces pompiers ont reçu lâordre de tout enlever. Un ordre jugĂ© « discriminatoire », le qualifiant dâ« abus de pouvoir » par les sapeurs-pompiers.
Pour Julien Aquilano, reprĂ©sentant Ă la CGT, sa moustache et son bouc ne gĂȘnent en rien : «Surtout quâil nây a aucun risque puisque le masque FFP2 est posĂ© sur notre peau nue, donc il nây a aucun risque. Jâai mĂȘme un collĂšgue qui a contactĂ© lâAgence rĂ©gionale de santĂ©, qui a rĂ©pondu que le rasage Ă©tait une prĂ©conisation, et non une obligation », a-t-il dĂ©clarĂ© Ă France Bleu.
Cette affaire est loin dâĂȘtre terminĂ©e.
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