📰 L'actualitĂ© des forces de l'ordre
Actu Forces de l'OrdreACTU Forces de l'Ordre
Pénitentiaire

🚹 La nouvelle arme des surveillants pĂ©nitentiaires pour partir en grĂšve !

·La rĂ©daction ⏱ 2 min
Montrez votre soutien aux forces de l’ordre en ajoutant notre mĂ©dia Ă  vos favoris sur Google

“L’administration pĂ©nitentiaire Ă  un nouveau talon d’Achille” conclut un communiquĂ© national du syndicat FO PĂ©nitentiaire.

AprĂšs la dĂ©cision du conseil constitutionnel qui rendait contraire Ă  la constitution la seconde phrase de l’article 3 de l’ordonnance n°58-696 du 6 aoĂ»t relative au statut spĂ©cial qui prĂ©voyait que les sanctions pouvaient ĂȘtre prononcĂ©es ” en dehors des garanties disciplinaire” le lĂ©gislateur devait redonner la main Ă  la Direction de l’Administration PĂ©nitentiaire ( DAP). Cette derniĂšre a trĂšs rapidement rĂ©agi en proposant l’article 54 de la loi de transformation de la fonction publique qui introduit maintenant l’interdiction pure et simple du droit de grĂšve des surveillants pĂ©nitentiaires.

Mais elle doit maintenant respecter le principe du contradictoire, dénoncé par le Conseil Constitutionnel soutenu par le syndicat FO.

Ainsi, en cas de mouvement de grĂšve (acte collectif d’indiscipline caractĂ©risĂ©e ou de cessation concertĂ©e du service) l’administration devra informer les surveillants concernĂ©s de l’engagement d’une procĂ©dure disciplinaire, par lettre recommandĂ©e avec accusĂ© de rĂ©ception prĂ©cisant les griefs Ă  leurs encontre.

Les surveillants auront ensuite 10 jours francs pour formuler des observations Ă©crites, avec l’assistance d’un dĂ©fenseur de leur choix.

Pour le syndicat FO les choses sont simples. Avant l’administration pouvait sanctionner un surveillant dĂšs les premiers jours d’un mouvement de grĂšve, dĂ©sormais elle devra attendre jusqu’au 12Ăšme jour pour entendre le surveillant et son dĂ©fenseur.

Le syndicat conclut : “si demain nous devons partir en grĂšve, il ne faudra pas attendre une semaine pour dĂ©poser les clefs, mais bel et bien le faire dĂšs le premier jour. Car l’Administration PĂ©nitentiaire n’aura d’autres choix que de nĂ©gocier la fin du mouvement de grĂšve, ne pouvant laisser les Ă©tablissements pĂ©nitentiaires sans personnel pendant une dizaine de jours.”

Le syndicat FO entend bien vouloir utiliser cette faille pour aller chercher une véritable réforme sécuritaire, statutaire et indemnitaire.

Actu Forces de l'Ordre suit et vérifie l'actualité de la police, de la gendarmerie, de la justice et des faits divers en France, à partir de sources officielles et de médias reconnus.

Voir ses 18252 articles

← Plus d'actualitĂ©s PĂ©nitentiaire

À lire Ă©galement

đŸ›Ąïž Espace modĂ©rĂ© : chaque commentaire est validĂ© manuellement avant publication. Les liens ne sont pas autorisĂ©s. Restons courtois et sans spam.

Laisser un commentaire