đ«đ· Porcheville: Le ras-le-bol des surveillants de lâĂ©tablissement pour mineursÂ
Montrez votre soutien aux forces de lâordre en ajoutant notre mĂ©dia Ă vos favoris sur GoogleLes agents pĂ©nitentiaires dĂ©noncent des agressions qui seraient « de plus en plus frĂ©quentes » selon eux.
Un sentiment de ras-le-bol envahit le personnel de la prison pour mineurs de Porcheville, qui dĂ©nonce, notamment, la multiplication des agressions dont ils sont victimes. âElles sont de plus en plus frĂ©quentes. Cet Ă©tĂ©, un surveillant sâest retrouvĂ© avec le nez cassĂ©. Un autre sâest fait molester, au sol, Ă coups de pied et de poings par un groupe, raconte Samuel, surveillant et secrĂ©taire du syndicat FO dans lâĂ©tablissement. La semaine derniĂšre, un jeune qui sortait du quartier disciplinaire sâen est de nouveau pris Ă deux surveillants en leur donnant des coups de poing. Des exemples comme cela, on en a plein !â
Du cĂŽtĂ© du ministĂšre de la justice, on reconnaĂźt un « incident particulier » survenu la semaine derniĂšre. « Un dĂ©tenu bĂ©nĂ©ficiant dâun suivi psychiatrique a bousculĂ© un surveillant. Des mesures disciplinaires ont Ă©tĂ© prises Ă son encontre puisquâil a Ă©tĂ© transfĂ©rĂ© Ă Rouen », indique un porte-parole. Mais, prĂ©cise-t-il, « le ministĂšre de la justice nâa eu connaissance dâaucun autre incident » Ă Porcheville.
Les agents associent ces agressions Ă un changement des mentalitĂ©s. « Avant, il y avait un rĂ©el respect entre les agents et les dĂ©tenus : on se serrait la main, on sâĂ©coutait, lâuniforme reprĂ©sentait encore quelque chose », regrette Samuel, avant dâĂ©voquer aussi le problĂšme de la forte population carcĂ©rale. « On a actuellement 55 dĂ©tenus pour une capacitĂ© opĂ©rationnelle de 60 places. Et lâon est une soixante dâencadrants dans le centre, prĂ©cise le reprĂ©sentant syndical. Nous recevons des mineurs qui nâont pas vocation Ă se retrouver Ă Porcheville, envoyĂ©s pour des faits de terrorisme ou prĂ©sentant des cas psychiatriques. On nâest pas formĂ©s Ă cela. » Le porte-parole du ministĂšre rappelle que « cinq places » de lâĂ©tablissement « sont rĂ©servĂ©es pour la dĂ©tention de mineurs inculpĂ©s pour association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste ».
Le Parisien
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