đ«đ· Clairvaux : Les pelleteuses sâactivent, les surveillants sâinquiĂštent
Montrez votre soutien aux forces de lâordre en ajoutant notre mĂ©dia Ă vos favoris sur GoogleIl rĂšgne un bruit inhabituel au sein de la maison centrale de Clairvaux. Celui des pelleteuses qui sâactivent depuis quelques semaines pour dĂ©molir plusieurs ailes de lâĂ©tablissement carcĂ©ral.Â
Le bĂątiment D est dĂ©jĂ en grande partie tombĂ©. Il nâĂ©tait plus utilisĂ© depuis dĂ©jĂ plusieurs annĂ©es.
Manque de personnel en janvier
Depuis lundi, les ouvriers ont attaquĂ© le bĂątiment B, qui en fĂ©vrier dernier, accueillait encore des dĂ©tenus dans des conditions pourtant satisfaisantes : « Les agents ont mal au cĆur de voir ça. Dâautant que le B Ă©tait loin dâĂȘtre vĂ©tuste comme on avait bien voulu le faire croire. Cela fait de la peine », note Didier GĂ©rard, dĂ©lĂ©guĂ© Force ouvriĂšre. Un mur du bĂątiment B devrait ĂȘtre conservĂ© pour permettre de cloisonner et sĂ©curiser le terrain de sport destinĂ© aux dĂ©tenus.
Ă ce jour, ils sont encore prĂšs de soixante-cinq Ă ĂȘtre incarcĂ©rĂ©s dans la centrale auboise pour environ quatre-vingt-dix surveillants. Un nombre qui va chuter Ă prĂšs de soixante agents en janvier, avec la derniĂšre vague de mutations mise en place aprĂšs lâannonce de la fermeture de lâĂ©tablissement, lâan dernier : « Nous devons au moins ĂȘtre 84 pour faire tourner la centrale », estime Didier GĂ©rard. En effet, au-delĂ de la dĂ©tention, les portes, miradors, lâatelier, la cuisine, les parloirs, le quartier disciplinaire, etc. doivent ĂȘtre surveillĂ©s.
Or, aucun renfort nâest pour lâinstant en vue de la part de lâadministration pĂ©nitentiaire, selon Force ouvriĂšre, qui sâinquiĂšte de cette situation depuis plusieurs mois : « Tout le monde est pourtant bien conscient de ce manque », rapporte le reprĂ©sentant syndical.
« Mal au ventre »
Dans ce contexte, lâambiance « nâest pas top » selon un gardien : « Ceux qui sont attachĂ©s Ă Clairvaux, et il y en a beaucoup, ont mal au ventre quand ils voient lâĂ©tablissement se dĂ©grader. »
Pour rappel, le ministre de la Justice, Nicole Belloubet, a confirmĂ© en septembre dernier la fermeture de la centrale de Clairvaux. DĂ©cision prise par son prĂ©dĂ©cesseur Jean-Jacques Urvoas. LâĂ©tablissement restera ouvert jusquâen 2022. Lâavenir du site carcĂ©ral qui jouxte lâabbaye de Clairvaux nâest, Ă ce stade, pas dĂ©terminĂ©.
Lâest Ă©clair
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