đ«đ· PerpĂ©tuitĂ© pour le pĂšre qui violait ses filles au parloirÂ
Montrez votre soutien aux forces de lâordre en ajoutant notre mĂ©dia Ă vos favoris sur GoogleNous vous avions fait part de cette affaire hors-norme dâun pĂšre qui violait ses filles aux parloirs avec la complicitĂ© de sa femme.
Dans le box, le pĂšre et la mĂšre nâont aucune rĂ©action. Les victimes, assises sur le banc des parties civiles, restent calmes. Câen est fini pour cette sordide affaire jugĂ©e depuis vendredi devant la cour dâassises de la Somme.
DĂšs le dĂ©but, lâhistoire de ce couple partait mal. En 2000, elle sâinstalle chez lui, dans lâOise, alors quâil vit dĂ©jĂ en couple. Sa compagne est handicapĂ©e moteur aprĂšs un accident de la route quâil avait provoquĂ© en conduisant alcoolisĂ© (elle est dĂ©cĂ©dĂ©e depuis). En 2003, il viole une de ses filles, issue de sa premiĂšre union, ĂągĂ©e de 13 ans. Il Ă©cope de 8 ans de prison devant la cour dâassises de lâOise. Mais cette sanction nâarrĂȘtera jamais le pĂšre de famille dans ses crimes.
Câest ce quâa assĂ©nĂ© lâavocate gĂ©nĂ©rale Anne-Laure Sandretto lors de son rĂ©quisitoire. Jusquâen 2015, le mĂ©canicien a violĂ© deux filles que son Ă©pouse avait eues lors dâune prĂ©cĂ©dente union, et lâune de ses propres filles. Elles avaient entre 8 et 17 ans. Au domicile, Ă Amiens puis dans un village Ă lâouest de la Somme, il est passĂ© Ă lâacte alors quâil Ă©tait sous bracelet Ă©lectronique, mais aussi en prison (lĂ oĂč il sâest mariĂ©). Il demandait Ă sa femme dâamener les victimes pour les violer aux parloirs, les enfants Ă©tant chargĂ©s de faire le guet pour sâassurer que les surveillants nây voyaient que du feu.
Dans cette affaire, jugĂ©e Ă huis clos, on dĂ©couvre un pĂšre qui viole une enfant parce quâil veut avoir des relations avec une vierge ; un homme qui volontairement fait un enfant Ă lâune de ses belles-filles ; un homme qui souhaite que des enfants aient des relations devant lui ; que sa femme copule avec un chien. Ăa, il ne lâobtiendra pas. « Je ne suis pas une bĂȘte », dit-elle. Mais elle accepte de coucher avec son fils, qui est ĂągĂ© de 15 ans. « Et elle avoue, sans quâon lui pose la moindre question, quâelle a plus de plaisir avec son fils quâavec son mari ! », sâĂ©trangle Anne-Laure Pillon, lâavocate de victimes.
La mĂšre Ă©cope de quinze ans de prison et, lâhomme la perpĂ©tuitĂ©, rarissime pour des faits de nature sexuelle.
Courrier picard
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