đ«đ· Clairvaux: il y a 25 ans, lâĂ©vasion sanglante, la semaine qui a marquĂ© la PĂ©nitentiaire
Montrez votre soutien aux forces de lâordre en ajoutant notre mĂ©dia Ă vos favoris sur GoogleLe 11 septembre 1992, une Ă©vasion collective de la centrale de Clairvaux avec prise dâotages se terminait dans le sang. ACTU PĂ©nitentiaire reviens sur cette semaine qui a marquĂ© la PĂ©nitentiaire.
Le 11 septembre: il est prÚs de 16h quans 9 détenus du bùtiment B prennent en otage 11 surveillants de la centrale de Clairvaux.
3 dĂ©tenus sont armĂ©s. Ils parviennent jusquâĂ la salle de sport et les ateliers ou un camion de livraison est garĂ©. DĂ©tenus et otages prennent place Ă bord, le camion enfonce une premiĂšre porte, la seconde porte sera ouverte de la mĂȘme maniĂšre car la tentative dâouverture a lâaide dâexplosifs échouera. ArrivĂ© dans la cour dâhonneur, câest la grande confrontation avec les surveillants des balles fusent de partout.
Un surveillant, touchĂ© a plusieurs reprises sâeffondre, un autre rĂ©plique et abat un dĂ©tenu preneur dâotage.
Les 8 dĂ©tenus rĂ©ussissent Ă franchir la derniĂšre porte qui donne sur la cour extĂ©rieure, braque une voiture et sâenfuient. ils prennent en otage un surveillant et une employĂ©e du pĂ©age de Ville-sous-la-FertĂ©. il est 16h30, la centrale de Clairvaux vient de vivre lâhorreur.
Le 12 septembre: les deux otages sont libérés, mais la colÚre et la polémique enflent, comment les armes et les explosifs sont entrés dans la centrale ? Un mouvement de grÚve nationale est entamé pas les surveillants en soutien à Clairvaux. Les prison de Troyes et de Villenauxe emboßtent le pas, ils ne reprendront le travail que lorsque toute la prison sera évacuée.
Le 13 septembre: Alors que les surveillants refusent de reprendre le travail, le ministre de la justice tape du poing sur la table et indique devant les cameras de tĂ©lĂ©vision que des sanctions seront prises Ă lâencontre des surveillants grĂ©vistes. Ce qui fera encore plus monter la pression. les surveillants sont alors remplacĂ©s par les forces de lâordre.
Le 14 septembre: lâheure du recueillement, en ce lundi, le cimetiĂšre est trop petit pour accueillir la foule. les surveillants, amis et famille venus de toute la France rendent un dernier hommage Ă Marc Dormont, papa de deux enfants.
Le 15 septembre: Evacuation de la centrale de Clairveaux, 250 dĂ©tenus sont transfĂ©rĂ©s, mais la grĂšve de sâarrĂȘte pas pour autant.
Le 16 septembre: La grĂšve continue, les gendarmes mobiles et les policiers sâoccupent des dĂ©tenus et de lâintendance de Clairvaux et de Troyes. La presse explique que les armes sont entrĂ©es a lâintĂ©rieur dâun ordinateur, le jour de lâĂ©vasion.
115 détenus sont encore enfermés à Clairvaux.
Le 17 septembre: La fouille de la centrale débute, effectuée par les gendarmes mobiles, car les surveillants sont toujours en grÚve.
Le 18 septembre: 3 fugitifs sont repris Ă Bordeaux par la police.
Samedi 19 septembre: LâĂ©tat annonce le dĂ©blocage dâun milliard de centimes pour la sĂ©curitĂ©. AprĂ©s 15 jours de grĂšve, les surveillants reprennent le travail.
les évadés sont peu à peu repris.
Â
Â
Â
Â
à lire également
Deux surveillants blessĂ©s par un dĂ©tenu lors d’un changement de cellule Ă Saint-Brieuc, une enquĂȘte ouverte
262 dĂ©tenus et 55 matelas au sol Ă la prison de Pau, les syndicats menacent dâun blocage total
Trois dĂ©tenus transfĂ©rĂ©s de Domenjod vers lâHexagone aprĂšs la bagarre gĂ©nĂ©rale, une premiĂšre Ă La RĂ©union