đ«đ· Depuis janvier: en prison, 29 tĂ©lĂ©phones portables saisis Ă Joux-la-ville, et 143 Ă Auxerre
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« Donner aux dĂ©tenus des moyens de communication par des portables contrĂŽlĂ©s ou des lignes fixes. » Les propos de la ministre de la Justice, Nicole Belloubet, publiĂ©es dans le journal La Provence, la semaine derniĂšre, avaient suscitĂ© de nombreuses rĂ©actions. La garde des sceaux avait fait marche arriĂšre, peu aprĂšs, prĂ©cisant quâil nâa « jamais Ă©tĂ© question » dâautoriser les tĂ©lĂ©phones portables en prison. Interdits, ils sont pourtant bel et bien prĂ©sents. Dans lâYonne, comme ailleurs.
Des poursuites
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Entre janvier et juillet 2017, « 29 tĂ©lĂ©phones portables ont Ă©tĂ© saisis au centre de dĂ©tention de Joux-la-ville, et 143 Ă la maison dâarrĂȘt dâAuxerre », indique la Direction interrĂ©gionale des services pĂ©nitentiaires (DISP) de Dijon. Des chiffres Ă mettre en perspective : la maison dâarrĂȘt connaissant un turnover plus important.
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La dĂ©tention dâun tĂ©lĂ©phone portable « est un dĂ©lit qui entraĂźne des poursuites disciplinaires (en interne) et des poursuites pĂ©nales (via le parquet ou le juge de lâapplication des peines) ».
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Toutefois, les dĂ©tenus peuvent, lĂ©galement, communiquer avec lâextĂ©rieur.
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« Pour pouvoir accĂ©der aux cabines tĂ©lĂ©phoniques fixes, la personne dĂ©tenue doit en faire la demande auprĂšs du chef dâĂ©tablissement, sâil sâagit dâun dĂ©tenu condamnĂ©, ou du magistrat, sâil sâagit dâun prĂ©venu. »
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DISP (Direction interrégionale des services pénitentiaires)
Une fois lâautorisation obtenue, le dĂ©tenu doit communiquer une liste des numĂ©ros. « Une fois la liste validĂ©e, lâintĂ©ressĂ© ne pourra utiliser quâun des numĂ©ros y figurant. Tout ajout nĂ©cessitera une nouvelle demande auprĂšs du chef dâĂ©tablissement ou du magistrat. » Les appels passĂ©s « sont enregistrĂ©s », sauf pour ceux concernant les avocats.
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Le modus operandi varie, ensuite, dâune prison Ă lâautre. Au sein de la maison dâarrĂȘt dâAuxerre, il y a 5 cabines fixes pour environ 160 dĂ©tenus actuellement (lire par ailleurs). Soit une dans le bĂątiment principal, deux dans les cours de promenade, une au quartier dâisolement et une au quartier disciplinaire. « Elles sont en accĂšs libre lors des promenades, et sur demande pour celles situĂ©es dans les bĂątiments. Il nây a pas de restriction de temps pour les communications. Mais lâĂ©tablissement peut en imposer une en cas de forte demande. »
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Trente cabines téléphoniques
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Au centre de détention de Joux-la-Ville, qui compte quelque 540 détenus, 30 cabines fixes sont recensées, « dans chaque coursive et sur les cours de promenade ». Les détenus peuvent téléphoner « de 7 heures à 11 h?45 et de 13 heures à 18?h?15 », sans restriction de temps.
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Enfin, « les personnes dĂ©tenues nâont pas accĂšs Ă Internet », prĂ©cise la direction interrĂ©gionale des services pĂ©nitentiaires de Dijon.
Surpopulation. CarcĂ©rale. Une seule des deux prisons icaunaises souffre de surpopulation carcĂ©rale. Etablissement pour peines â recevant des condamnĂ©s Ă des peines dâau moins deux ans â le centre de dĂ©tention de Joux-la-Ville est Ă©pargnĂ©, Ă©tant rĂ©gi par un numerus clausus. Au 1er aoĂ»t, 539 personnes Ă©taient dĂ©tenues pour 601 places. Seule la maison dâarrĂȘt dâAuxerre, qui accueille les personnes en attente de jugement, les condamnĂ©s Ă des peines infĂ©rieures Ă deux ans, ou ceux en attente dâaffectation vers des Ă©tablissements de longues peines, est touchĂ©e. Au 1er aoĂ»t, 162 personnes Ă©taient Ă©crouĂ©es alors que sa capacitĂ© opĂ©rationnelle est de 100 places.
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