Une détenue frappe au visage et mord jusqu’au sang une officière d’astreinte à la prison des femmes de Rennes
Montrez votre soutien aux forces de l’ordre en ajoutant notre média à vos favoris sur Google
Une officière d’astreinte a été agressée dimanche 13 septembre 2026 vers midi au centre pénitentiaire pour femmes de Rennes, pendant une procédure de contrôle. Selon le récit de FO Justice, confirmé dans ses grandes lignes par Ouest-France, la fonctionnaire a reçu des coups de tête au visage, des coups de pied sur la coursive, puis une morsure au bras jusqu’au sang. Elle a été transportée à l’hôpital. La détenue mise en cause a d’abord été placée au quartier disciplinaire, puis en garde à vue.
Le contrôle d’un objet dissimulé dégénère sur la coursive
FO Justice décrit le déclenchement des faits. Une surveillante affectée à l’étage E2 a soupçonné une détenue de dissimuler un téléphone portable. Accompagnée d’une collègue de l’étage E3, elle a procédé à une fouille intégrale. Le syndicat affirme qu’un objet noir a alors été aperçu, dissimulé sur la détenue. La nature de cet objet n’est pas établie.
La détenue a nié posséder l’objet. L’officier d’astreinte lui a demandé de quitter sa cellule et de patienter dans une pièce, en vue d’une extraction à l’hôpital destinée à réaliser un scanner, toujours d’après le communiqué syndical. La détenue a refusé de sortir. FO Justice rapporte qu’elle a menacé l’officier, puis lui a porté des coups de tête au visage et des coups de pied sur la coursive.
Pendant sa maîtrise au sol, la détenue se serait débattue et aurait mordu le bras de la fonctionnaire jusqu’au sang, tout en proférant des menaces de mort. Ouest-France confirme le récit des coups de tête, des coups de pied et de la morsure. FO Justice cite notamment la phrase « Je vais te tuer ».
Une deuxième collègue a été touchée au genou au cours de l’intervention, d’après le syndicat, sans bilan médical précisé.
Une fonctionnaire transportée à l’hôpital, une détenue en garde à vue
Ouest-France indique que la victime a été transportée à l’hôpital. Aucun diagnostic ni durée d’incapacité n’est disponible. La détenue mise en cause a été placée préventivement au quartier disciplinaire, puis en garde à vue. Cette mesure d’enquête ne préjuge pas d’une culpabilité.
FO Justice réclame des sanctions disciplinaires et pénales, ainsi que le transfert de la détenue après son passage au quartier disciplinaire. Le syndicat estime qu’un cran a été franchi dans la violence.
FO Justice pointe le délai d’accès des renforts
Le syndicat soutient que la sectorisation du centre, qui ne permettait pas aux collègues d’un quartier mitoyen d’accéder directement au secteur concerné, a retardé l’intervention. Cette affirmation reste syndicale. Aucune réponse de l’administration pénitentiaire n’est disponible.
FO Justice indique que cet épisode succède à deux agressions en deux jours dans l’établissement. L’établissement avait déjà été marqué par de précédentes agressions contre des surveillantes à Rennes, dans un épisode distinct traité en 2020. Rien n’établit de lien entre les personnes concernées.
Sources
https://www.ouest-france.fr/societe/prison/deferlement-de-violence-a-la-prison-des-femmes-de-rennes-une-surveillante-lourdement-agressee-par-une-detenue-17b296b8-afb2-11f1-b773-22a20d9d91fa
https://fojustice.fr/web/prison-de-rennes-femmes-lourde-agression-au-cp-un-cran-franchi-dans-la-violence/
À lire également
Deux surveillants blessés par un détenu lors d’un changement de cellule à Saint-Brieuc, une enquête ouverte
262 détenus et 55 matelas au sol à la prison de Pau, les syndicats menacent d’un blocage total
Trois détenus transférés de Domenjod vers l’Hexagone après la bagarre générale, une première à La Réunion