Dix accusés devant la cour d’assises spéciale pour la fusillade à la Kalachnikov qui avait fait deux morts à Pont-Saint-Esprit
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Dix personnes doivent comparaître devant la cour d’assises spéciale pour leur implication présumée dans la fusillade à l’arme de type Kalachnikov commise dans le centre de Pont-Saint-Esprit, dans le Gard, et qui avait tué deux hommes dans la nuit du 28 au 29 octobre 2023. Le procès est prévu du 18 janvier au 9 février 2027. Les chefs de poursuite varient selon les accusés. Leur culpabilité n’est pas établie : ils restent présumés innocents jusqu’à un éventuel verdict.
Lors des faits, la fusillade avait fait deux morts et deux blessés graves dans le centre de Pont-Saint-Esprit. Un commando lourdement armé avait ouvert le feu sur un groupe. Plusieurs tirs avaient été effectués avec une arme de type Kalachnikov. Le parquet de Nîmes avait alors saisi les enquêteurs de la gendarmerie.
De l’enquête de gendarmerie à l’ordonnance de mise en accusation
La brigade de recherches de Bagnols-sur-Cèze a conduit l’instruction de terrain, avec l’appui de la section de recherches de Nîmes, de techniciens en identification criminelle et d’un expert en balistique. Une vague d’interpellations a été menée le 30 avril 2024. Plusieurs personnes ont ensuite été mises en examen et placées en détention provisoire.
En janvier 2026, le juge d’instruction du tribunal judiciaire de Nîmes a rendu une ordonnance de mise en accusation d’environ 80 pages, selon Midi Libre. La chambre de l’instruction a confirmé cette mise en accusation en mars 2026. Le dossier retient une dimension de criminalité organisée, ce qui explique le renvoi devant la cour d’assises spéciale, juridiction compétente pour certains crimes de bande organisée et non réservée au seul terrorisme.
Le calendrier désormais connu constitue l’élément nouveau. Il ne s’agit ni d’une nouvelle arrestation ni d’un jugement. Le procès « doit » se tenir aux dates indiquées : un calendrier d’assises peut encore évoluer.
Des qualifications différentes et une implication largement contestée
Les dix accusés ne sont pas renvoyés pour les mêmes faits. Le dossier distingue, selon les personnes, une implication directe alléguée dans la fusillade mortelle, une tentative de meurtre, une association de malfaiteurs, des infractions à la législation sur les armes ou une complicité. Attribuer à chacun l’ensemble de ces chefs serait inexact.
Midi Libre indique que la plupart des accusés contestent leur implication. Cette réserve pèse sur la lecture de l’affaire : l’instruction a fixé un cadre de poursuites, elle n’a pas tranché la culpabilité. Aucun nom n’est publié ici, le dossier public disponible ne permettant pas de le faire de manière complète et utile.
Le dossier judiciaire retient la bande organisée. Un lien avec un règlement de comptes sur fond de narcotrafic est présenté comme probable par la source, et non comme un mobile définitivement jugé. Il s’agit d’une piste et d’un contexte allégué, que le procès aura à examiner.
La gravité du fait initial reste celle d’un double meurtre commis à l’arme automatique en centre-ville, suivi d’une enquête longue, d’interpellations près de six mois plus tard, puis d’une mise en accusation confirmée en 2026. La cour d’assises spéciale devra départager des versions opposées, sur des qualifications distinctes, pendant plusieurs semaines d’audience prévues au début de 2027.
Jusqu’à cette comparution, les dix personnes concernées demeurent des accusés. La présomption d’innocence s’applique intégralement.
Sources
https://www.midilibre.fr/2026/09/12/fusillade-sanglante-a-la-kalachnikov-a-pont-saint-esprit-10-accuses-seront-juges-devant-la-cour-dassises-speciale-entre-janvier-et-fevrier-2027-13543168.php
https://www.20minutes.fr/faits_divers/4060027-20231030-gard-apres-mort-balles-deux-personnes-enquete-poursuit-pont-saint-esprit
https://www.midilibre.fr/2026/04/24/tuerie-sanglante-de-pont-saint-esprit-le-spectre-du-narcotrafic-du-vaucluse-la-cour-dappel-confirme-la-mise-en-accusation-de-neuf-hommes-et-une-femme-13332302.php
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