Prisons modulaires ou en préfabriqué : Voici la liste des 17 sites sélectionnés
Montrez votre soutien aux forces de l’ordre en ajoutant notre média à vos favoris sur GoogleAlors que la surpopulation carcérale ne cesse de croître en France, le gouvernement passe à l’action. Le garde des Sceaux Gérald Darmanin a confirmé son intention de créer 3.000 nouvelles places de prison d’ici à 2028, en misant sur un modèle innovant : des prisons modulaires ou en préfabriqué. Dix-sept sites ont déjà été retenus pour accueillir la moitié de ces nouvelles places, dont 1.500 seront livrées d’ici à 2027.
Une réponse rapide et économique à la crise carcérale
Face à l’urgence, l’exécutif s’inspire du modèle allemand pour développer des infrastructures pénitentiaires plus rapides à construire et deux fois moins coûteuses. Comme le relate CNEWS, contrairement aux établissements classiques qui nécessitent près de sept ans de travaux, les prisons modulaires peuvent être érigées en 18 mois seulement. Un avantage majeur pour répondre aux besoins pressants de l’administration pénitentiaire.
Sur le plan financier, l’économie est également significative. Une place de prison classique coûte environ 400.000 euros à construire, contre 200.000 euros pour une place dans un établissement modulaire, selon les chiffres communiqués par le ministère de la Justice. Ces structures, bien que plus économiques, sont conçues en béton armé et garantissent « les mêmes standards de solidité et de fonctionnement que les constructions traditionnelles ».
17 sites sélectionnés pour la première phase
Parmi les 17 sites retenus pour accueillir les 1.500 premières places, le site de Troyes-Lavau (Aube) a été désigné comme le premier établissement modulaire du pays. Il devrait ouvrir ses portes à l’automne 2026, précise le ministère. Les autres établissements concernés sont répartis sur tout le territoire, notamment à Brest, Lille Sequedin, Mont-de-Marsan, Eysses, Châteaudun, Laon, Saint-Quentin-Fallavier, Fleury-Mérogis, Liancourt, Maubeuge, Valence, Moulins, Tarascon, Meaux, Lorient, et Le Port à La Réunion.
Un second appel d’offres imminent
Pour atteindre l’objectif de 3.000 places d’ici 2028, un second appel d’offres sera lancé dans les prochains jours, a annoncé le ministère. Il portera sur la sélection des sites pour 1.500 places supplémentaires.
Avec cette stratégie, le gouvernement espère à la fois désengorger les établissements surpeuplés et renforcer la sécurité du personnel pénitentiaire, tout en maîtrisant les coûts et les délais de réalisation. Une évolution notable dans la politique carcérale française, qui pourrait marquer un tournant en matière d’aménagement du territoire judiciaire.
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