Marseille : Une agence Orpi incendiée après la polémique impliquant la députée Rima Hassan
Montrez votre soutien aux forces de l’ordre en ajoutant notre média à vos favoris sur GoogleUn incendie s’est déclaré dans la nuit de vendredi à samedi devant une agence immobilière Orpi située dans le quartier Montolivet, à Marseille. Le feu a pris sur le trottoir avant de se propager à la façade, à la porte d’entrée et à la boîte aux lettres de l’agence.
Les pompiers sont rapidement intervenus pour maîtriser les flammes. Samedi matin, les équipes de la police scientifique se sont rendues sur les lieux pour effectuer les premières constatations. Les gérants de l’agence, un couple du quartier, ont déposé plainte. Comme le relate Le Figaro, une enquête a été ouverte pour « incendie volontaire », et les enquêteurs comptent notamment sur les images de vidéosurveillance du quartier pour identifier les auteurs des faits.
Un climat tendu sur fond de polémique
Cet incident survient dans un contexte particulièrement sensible. La veille de l’incendie, deux agents immobiliers parisiens appartenant au réseau Orpi avaient été licenciés après avoir proféré des insultes à caractère discriminatoire à l’encontre de la députée européenne Rima Hassan. Dans une vidéo partagée par l’élue sur les réseaux sociaux, on entend les agents la menacer en déclarant : « On va te la brûler ta Palestine. »
Ces propos ont immédiatement été condamnés par la direction d’Orpi France. Dans un communiqué, le groupe a dénoncé des déclarations « inacceptables » qui ne « reflètent en aucun cas la politique d’Orpi France ». Le président du réseau a également présenté ses excuses à Rima Hassan.
Une vidéo controversée et des réactions politiques
Dans les heures qui ont suivi l’incendie, une vidéo des flammes circulant devant l’agence a largement été partagée sur les réseaux sociaux. La sénatrice LR Valérie Boyer l’a relayée, affirmant y voir un lien direct avec la polémique impliquant Rima Hassan. Cette dernière, de son côté, affirme qu’il s’agit d’une image générée par intelligence artificielle.
Contrairement à ce qu’affirme @RimaHas, une agence #ORPI a bien été incendiée à #Marseille. Qu’elle se contente d’appeler au calme au lieu de poursuivre sa campagne haineuse et irresponsable. Total soutien à ORPI et aux habitants. pic.twitter.com/kovbs5Aaly
— Valérie Boyer🎗️ (@valerieboyer13) June 29, 2025
« Qu’elle se contente d’appeler au calme au lieu de poursuivre sa campagne haineuse et irresponsable. Total soutien à ORPI et aux habitants », a réagi Valérie Boyer sur X (ex-Twitter).
Interrogé par Le Figaro, Sylvain Souvestre, maire des 11e et 12e arrondissements de Marseille, a également condamné l’incendie. Il a tenu à rappeler que les propriétaires de l’agence sont « des gens du quartier, un couple qui n’a rien à voir avec le conflit israélo-palestinien. »
Une affaire à suivre
Pour l’heure, le groupe Orpi n’a pas encore officiellement réagi à l’incendie. L’enquête devra déterminer les circonstances exactes des faits, ainsi que l’éventuel lien entre cet acte criminel et les événements survenus la veille à Paris.
La diffusion par Rima Hassan de cette vidéo dans laquelle elle filme et expose publiquement les propos choquants de deux agents immobiliers pose une question sensible : une députée de la République peut-elle, dans l’exercice de ses fonctions, pointer directement du doigt un groupe privé comme Orpi, au risque de susciter des réactions violentes ?
Si la dénonciation de propos discriminatoires relève d’un devoir moral et politique, la manière de le faire soulève le débat. En relayant massivement la vidéo sur les réseaux sociaux, sans distinguer clairement les individus fautifs du reste du réseau, Rima Hassan a-t-elle, même involontairement, contribué à cristalliser une hostilité plus large contre une enseigne entière ? Certains y voient un usage discutable de sa position, susceptible de créer une forme de pression publique qui dépasse le cadre des sanctions individuelles.
Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que des élus de La France insoumise (LFI) sont critiqués pour ce genre de pratiques : plusieurs d’entre eux sont coutumiers du fait, utilisant les réseaux sociaux comme outil de dénonciation immédiate, quitte à frôler parfois le tribunal médiatique.
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