Des dons pour l’État : Qui sont ces Français qui sortent (volontairement) le chéquier pour rembourser la dette publique ?
Montrez votre soutien aux forces de l’ordre en ajoutant notre média à vos favoris sur GoogleÀ l’heure où beaucoup de Français grognent contre les impôts, dénoncent la fiscalité galopante ou fuient les colonnes de leur déclaration d’impôt avec la même ardeur qu’un chat devant un bain, certains, au contraire, font preuve d’un civisme étonnant… et d’un sens du don peu ordinaire.
C’est ce qu’illustre un geste tout sauf banal : un citoyen français a récemment adressé un chèque de 45 euros au ministère de l’Économie afin de contribuer, de son propre chef, au remboursement de la dette publique, qui dépasse aujourd’hui les 3 300 milliards d’euros, selon les données de l’Insee. Un acte que l’on pourrait qualifier d’anecdotique… mais surtout symbolique.
Ce n’est pas une première. Depuis 2006, une disposition du Code général de la propriété des personnes publiques (article L1121-1) permet aux particuliers de faire des dons ou legs à l’État. Pour être valable, le don doit être accepté par arrêté, publié dans le Journal officiel. Le cas du chèque de 45 euros a donc donné lieu, comme tout bon don administratif, à un arrêté officiel, daté du 19 juin 2025. Oui, même un modeste billet vert mérite son tampon officiel.
Mais si ce montant semble presque modeste face au gouffre abyssal de la dette, certains vont plus loin. En 2021, un certain Michel Fache avait fait preuve d’un patriotisme budgétaire spectaculaire en envoyant un chèque de 40 000 euros au ministère des Finances, comme le confirme l’arrêté publié le 5 mars 2021. Un geste salué à l’époque par le ministre des Comptes publics Olivier Dussopt.
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Il convient toutefois de rappeler que ces dons, bien que légaux et appréciés, ne donnent droit à aucun avantage fiscal. Pas de réduction d’impôt, pas de médaille, pas même une petite boîte de chocolats de Bercy en remerciement.
Alors, pourquoi le faire ? Pour l’amour de la patrie ? Le goût du symbolique ? L’envie de voir son nom figurer dans le Journal officiel à côté d’un montant bien arrondi ? Difficile à dire. Ce qui est certain, c’est que ces actes volontaires, aussi rares soient-ils, témoignent d’un attachement profond (et peut-être d’un optimisme débordant) à l’idée d’un État que l’on aide, même modestement.
Et si, vous aussi, vous rêvez de contribuer à une noble cause… pas besoin de sortir votre carnet de chèques pour l’État ! En revanche, vous pouvez clairement soutenir notre site en cliquant ici — ça coûte moins cher, ça fait du bien à nos rédacteurs, et en plus, on ne publiera pas votre nom au Journal officiel. 😄
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