Paris : L’influenceur Amine Mojito jugé en septembre. Il est soupçonné d’avoir piqué des passants avec une seringue
Montrez votre soutien aux forces de l’ordre en ajoutant notre média à vos favoris sur GoogleL’influenceur connu sous le pseudonyme d’Amine Mojito, de son vrai nom Ilan M., sera jugé le 5 septembre prochain par le tribunal correctionnel de Paris. Il est soupçonné d’avoir piqué, ou simulé de piquer, des passants à l’aide d’une seringue, tout en diffusant ces actes sur les réseaux sociaux. Dans l’attente de son procès, il a été placé en détention provisoire, a indiqué vendredi le parquet de Paris.
L’homme de 29 ans devait initialement comparaître vendredi en comparution immédiate pour « violences avec arme n’ayant pas entraîné d’incapacité de travail », mais il a demandé – comme la loi l’y autorise – le renvoi de l’audience. Le tribunal a fixé la nouvelle date au début septembre.
Une vidéo inquiétante publiée la veille de la Fête de la musique
Les faits ont émergé après la diffusion, le 20 juin, d’une vidéo sur les réseaux sociaux, montrant un individu présenté comme « Mojito » en train de piquer, ou de faire semblant de piquer, des personnes dans l’espace public à l’aide d’une seringue. La scène aurait été filmée à Paris, à la veille de la Fête de la musique relate JMM.
Dans les jours suivants, plusieurs signalements ont été faits auprès des autorités. Deux enquêtes ont été ouvertes, après que des personnes ont déclaré avoir été piquées à la seringue dans différents lieux de la capitale. Certaines d’entre elles ont été prises en charge dans des hôpitaux après avoir ressenti des malaises, a précisé le parquet.
Une « blague » selon l’influenceur
Interpellé jeudi, Ilan M. a mis quinze minutes avant d’ouvrir aux enquêteurs venus à son domicile. Son téléphone ne contenait aucune des vidéos en question. Toutefois, en garde à vue, il a reconnu être l’auteur de la vidéo diffusée, tout en affirmant qu’il s’agissait d’une « blague », réalisée avec des seringues dont le capuchon était resté en place. Il a également déclaré ne pas connaître la personne qui le filmait au moment des faits.
Une autre vidéo, publiée après la Fête de la musique, le montre en train de revendiquer un geste « préventif ». Il y explique vouloir alerter sur les risques de piqûres lors d’événements publics.
À ce stade, aucune victime n’a pu être identifiée ni entendue, selon le parquet.
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