Grasse : Une surveillante violemment agressée à la prison
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Un détenu a violemment agressé une surveillante de la prison de Grasse mercredi matin. Les syndicats dénoncent des violences « inadmissibles » et demandent des sanctions exemplaires.
La tension est montée d’un cran cette semaine derrière les murs de la maison d’arrêt de Grasse (Alpes-Maritimes). Mardi 24 et mercredi 25 juin, une surveillante du Quartier Arrivant (QA) a été la cible d’une violente agression de la part d’un détenu au comportement provocateur et menaçant.
Tout a commencé mardi, lorsque le prisonnier multiplie les appels à l’interphonie pour des motifs jugés futiles par l’administration. Au fil des heures, il profère insultes et menaces à l’encontre d’une surveillante pénitentiaire, lui déclarant notamment qu’il « n’a pas d’ordre à recevoir » et, de façon particulièrement inquiétante, lui promettant « une Mercedes noire pour la Kalasher », une formule menaçante qui laisse peu de doute sur ses intentions.
Mais c’est le lendemain matin que la situation dégénère brutalement. Lors de l’appel, le détenu renouvelle ses insultes avant de passer à l’acte. Selon le syndicat FO Justice, il aurait d’abord jeté de l’eau sur la surveillante avant de se ruer sur elle, lui arrachant son gilet pare-lame, la saisissant par le cou pour l’étrangler et tentant de la mettre au sol. L’agression atteint son paroxysme lorsqu’il lui assène deux violents coups de poing à la tempe, mettant en grave danger la vie de la fonctionnaire.
Heureusement, un collègue présent parvient à déclencher l’alarme portative, et l’intervention rapide de plusieurs agents permet de maîtriser le détenu et de le placer en cellule disciplinaire. La surveillante a été prise en charge et bénéficie du soutien de ses collègues.
FO Justice, qui dénonce des « actes de violence graves », exige des sanctions disciplinaires et pénales exemplaires, ainsi qu’un transfert disciplinaire du détenu. « Nos collègues risquent leur vie chaque jour pour maintenir l’ordre et la sécurité. Ce genre de comportement ne peut rester impuni », insiste le syndicat.
La direction de la prison n’a pas encore communiqué officiellement sur l’incident. Une enquête a été ouverte.
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