Surpopulation carcérale : un nouveau record de détenus dans les prisons françaises
Montrez votre soutien aux forces de l’ordre en ajoutant notre média à vos favoris sur GoogleLa situation dans les prisons françaises atteint un seuil critique. Selon les chiffres publiés ce samedi par le ministère de la Justice, 83 681 personnes étaient incarcérées au 1er mai, un niveau jamais atteint jusqu’à présent.
Ce chiffre dépasse largement les 62 570 places opérationnelles disponibles, établissant une densité carcérale globale de 133,7 %.
Cette surpopulation, déjà préoccupante il y a un an (125,3 % au 1er mai 2024), continue de s’aggraver. Plus de 5 200 matelas sont désormais posés au sol, signe tangible de l’engorgement des établissements pénitentiaires.
La situation est particulièrement alarmante dans les maisons d’arrêt, qui accueillent à la fois les détenus en attente de jugement et les condamnés à de courtes peines. Là, la densité carcérale atteint 163,2 %, ce qui implique que plusieurs dizaines d’établissements sont fortement surchargés. Le ministère recense 23 établissements ou quartiers pénitentiaires où la densité dépasse les 200 %.
Parmi les 83 681 détenus, 21 957 sont des prévenus, c’est-à-dire des personnes présumées innocentes en attente de leur jugement définitif. Au total, 102 116 personnes étaient sous écrou au 1er mai, incluant 18 435 individus placés à l’extérieur sous surveillance électronique ou en placement extérieur.
Ces données mettent une nouvelle fois en lumière la crise structurelle que traverse le système carcéral français. Malgré les promesses de créations de places supplémentaires, la capacité des prisons reste largement inférieure aux besoins réels, au détriment des conditions de détention, de la sécurité et de la dignité des personnes incarcérées mais également des personnels.
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