“Sales blancs, on va vous coloniser”. Une fête des voisins tourne à l’agression à Tarbes
Montrez votre soutien aux forces de l’ordre en ajoutant notre média à vos favoris sur GoogleCe qui devait être une soirée de convivialité a viré au cauchemar pour les habitants d’une résidence tarbaise. Trois jeunes hommes, âgés d’une vingtaine d’années, ont été jugés ce mardi en comparution immédiate par le tribunal correctionnel de Tarbes, pour des violences gratuites commises le soir du 25 mai, lors de la fête des voisins.
Les faits se sont déroulés dimanche dernier, alors que plusieurs résidents partageaient un barbecue dans la cour de leur immeuble. En début de soirée, cinq individus visiblement en état d’ébriété ont tenté de s’inviter à la fête. Face au refus des participants, la situation a rapidement dégénéré : un habitant a reçu plusieurs coups, et l’un des agresseurs a brandi un couteau.
Prévenue, la police est rapidement intervenue. À leur arrivée, les agresseurs ont tenté de fuir. L’un d’eux a été retrouvé caché derrière une voiture. Ce jeune homme portait un bracelet électronique, qu’il avait enlevé plus tôt dans la soirée, déclenchant ainsi une alerte.
En possession d’un couteau Opinel, il a été placé en garde à vue puis maintenu en détention provisoire relate La Nouvelle République des Pyrénées.
Deux autres suspects ont été interpellés peu après dans les rues de Tarbes. L’un d’eux, particulièrement virulent, a proféré des insultes à caractère raciste et sexiste à l’encontre d’un policier. « Vos propos m’ont profondément choquée », a déclaré une magistrate lors de l’audience. Le tribunal a entendu les déclarations du prévenu, originaire de Mayotte, qui a invoqué une forte consommation d’alcool comme explication à ses paroles : « Sales blancs, on va venir vous coloniser et violer vos femmes. »
Les trois accusés ont tenté de minimiser leur responsabilité, affirmant avoir été provoqués. Une version contredite par les témoignages des victimes. « Ils nous ont demandé une cigarette, mais ils étaient clairement sous l’emprise de l’alcool ou de stupéfiants », a rapporté la compagne d’un des habitants agressés.
Le ministère public a requis des peines sévères, soulignant le passif judiciaire de deux des prévenus. Le principal mis en cause, en situation d’évasion électronique, a été condamné à 12 mois de prison ferme. Le second a écopé de 6 mois fermes, aménageables sous bracelet électronique. Le troisième a été condamné à 8 mois avec sursis.
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