Procès du meurtre de Matisse : Les mots poignants de ses parents après les huit ans de prison pour l’adolescent reconnu coupable
Montrez votre soutien aux forces de l’ordre en ajoutant notre média à vos favoris sur GoogleTrois jours de silence, quelques minutes de paroles chargées d’émotion. Ce mercredi soir, à l’issue du procès du meurtrier de leur fils Matisse, Christophe Marchais et Cécile Cacciatori ont pris la parole pour la première fois depuis l’ouverture des audiences. Le verdict est tombé peu avant 20 heures : huit ans de prison et une obligation de soins pour l’adolescent reconnu coupable du meurtre de Matisse, survenu le 27 avril 2024.
Christophe Marchais, le père, n’a pas caché sa déception. « Évidemment que ça n’est pas assez, qu’on aurait voulu beaucoup plus et que ça ne remplacera jamais Matisse », a-t-il déclaré devant les journalistes. Comme le relate France Bleu, malgré tout, il salue les 15 années de suivi socio-judiciaire imposées au jeune condamné : « S’il fait des bêtises, il retournera en prison. Ça l’obligera peut-être à faire des efforts et à se soigner. »
De son côté, Cécile Cacciatori, la mère de Matisse, a préféré ne pas commenter la peine prononcée. Elle a cependant affirmé sa volonté de poursuivre un engagement fort : « On va rester auprès de nos jeunes pour lutter contre cette violence », a-t-elle lancé, déterminée à transformer la douleur en action.
Un procès éprouvant, un combat qui continue
Le procès s’est déroulé sur trois jours, dans une atmosphère parfois tendue, sans débordements mais avec des échanges vifs. Le jeune accusé, mineur au moment des faits, n’a pas toujours su apporter des réponses claires ou cohérentes sur le déroulement du drame. Christophe Marchais évoque une épreuve éreintante : « On va continuer à penser à Matou, à faire ce qu’on a commencé et on va vivre sans le poids de ce procès sur les épaules. »
Le père de Matisse a aussi tenu à souligner les propos du juge, qui a pris position sur les défaillances ayant permis que le drame se produise. Le meurtrier avait déjà été mis en cause dans deux autres affaires. « Je crois qu’il a raison. Il va falloir que la justice réussisse à taper un peu plus du poing qu’elle ne le fait actuellement sur ce genre de cas », estime-t-il.
« Je n’attendais pas grand-chose de ce procès, je ne suis pas déçu », confie encore Christophe Marchais, des mots douloureux mais lucides, témoignant du chemin qu’il reste à parcourir pour cette famille brisée. Leur combat, désormais, prend une autre forme : celle de la mémoire, de l’action et de l’espoir d’un monde moins violent pour les jeunes.
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