BRAV-M sur le plateau de TPMP : L’un d’entre eux, ancien policer, vient d’être condamné
Ajoutez Actu FDO en favori pour nous soutenirDeux ans après une séquence controversée de « Touche pas à mon poste », la justice a tranché : l’un des intervenants encagoulés se réclamant de la Brav-M a été reconnu coupable d’usurpation d’insigne.
C’est une affaire qui mêle télévision, manipulation et image des forces de l’ordre. Comme le relate FranceTVInfo, ce 28 mai 2025, le tribunal de Nanterre (Hauts-de-Seine) a condamné un ancien policier à une amende de 1 000 euros pour « usage public d’insigne pouvant créer une méprise avec ceux de la police ». Les faits remontent au 31 mars 2023, lorsqu’il était apparu sur le plateau de l’émission Touche pas à mon poste (TPMP), diffusée sur C8 et animée par Cyril Hanouna.
Ce soir-là, quatre individus encagoulés avaient pris la parole en affirmant être membres de la Brav-M, cette unité motorisée controversée de la préfecture de police de Paris. L’un d’eux, âgé de 39 ans, portait un brassard orange « police nationale », alors qu’il avait été révoqué quelques mois plus tôt de la police nationale. Il affirmait représenter ses « camarades » de la Brav-M, expliquant avoir été « chargé d’aller transmettre leurs témoignages » sur le plateau de TPMP.
Une mise en scène trompeuse
La séquence avait fait grand bruit, dans un contexte de fortes tensions sociales liées à la réforme des retraites. Intitulée « Quatre policiers membres de la Brav-M et unités spéciales sortent du silence », elle laissait entendre que les intervenants étaient encore en fonction au sein de cette unité. Rapidement, les autorités avaient démenti cette appartenance. Une enquête judiciaire avait été ouverte pour déterminer les responsabilités.
Sur le plan pénal, seul le policier révoqué a été poursuivi. Il encourait un an de prison et 15 000 euros d’amende. Jugé selon la procédure de « plaider coupable », il a écopé d’une sanction bien plus clémente, mais symbolique : 1 000 euros d’amende.
Des sanctions pour les autres intervenants
Les trois autres intervenants, eux, étaient bien toujours en poste au moment de leur passage à l’antenne. Ils ont été sanctionnés administrativement : l’un a écopé d’un simple blâme, un autre de trois jours d’exclusion, et un troisième – une femme – de quinze jours. Des mesures disciplinaires, mais sans poursuites pénales à leur encontre.
L’enquête a en revanche écarté toute responsabilité pénale de la part de la société de production de l’émission. Selon la justice, les auditions « n’ont pas permis de démontrer » que l’équipe de TPMP avait connaissance de la supercherie.
Des conséquences pour la chaîne
Malgré tout, l’affaire a contribué à la dégradation de l’image de la chaîne C8. L’Arcom (Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique) avait émis une mise en garde à l’encontre de la chaîne, critiquant un manque de vigilance éditoriale. Dans un contexte plus large de polémiques et de sanctions répétées, C8 a depuis perdu sa fréquence sur la TNT.
L’ancien policier a réagi sur ses réseaux sociaux en indiquant ne pas être surpris par cette décision.
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