Besançon : Surpris en train de jeter des colis dans la prison, il frappe un policier et se cache dans les toilettes d’une maison
Montrez votre soutien aux forces de l’ordre en ajoutant notre média à vos favoris sur GoogleLe jeudi 1er mai, deux jeunes hommes ont été interpellés alors qu’ils tentaient de jeter des paquets par-dessus les grilles de la prison. Un phénomène récurrent qui empoisonne le quotidien carcéral depuis des années.
Il était environ 14 h 30 lorsque les forces de l’ordre ont repéré deux individus en train de s’apprêter à lancer des colis en direction de la maison d’arrêt de la Butte, un acte illégal devenu tristement banal dans ce secteur. Comme le relate L’Est Républicain, la pratique, qui consiste à expédier vivres, téléphones ou autres objets interdits par-dessus les imposantes clôtures de l’établissement pénitentiaire, s’est transformée en un jeu quotidien du chat et de la souris avec les policiers.
Ce 1er mai, jour pourtant férié pour la majorité des citoyens, ne l’était pas pour les lanceurs de colis. Une course-poursuite s’est engagée. Si l’un des suspects a été maîtrisé aux abords du terrain militaire voisin, le second s’est rebellé. Il a asséné un violent coup de genou au visage d’un agent de la brigade spécialisée de terrain (BST) avant de trouver refuge dans une maison du quartier. Il s’est même barricadé dans les toilettes du domicile d’un riverain, obligeant les forces de l’ordre à défoncer la porte pour l’appréhender.
Placés en garde à vue, les deux jeunes ont fini par reconnaître leur implication. Dans leur sacoche, les policiers ont saisi sept paquets à vocation « alimentaire », probablement destinés à des détenus. Selon le procès-verbal, l’un des suspects aurait accepté cette mission contre une somme de 120 euros. Le second s’est montré nettement plus discret, évoquant la crainte de représailles.
Le duo devra répondre de ses actes devant la justice dans les prochaines semaines. Pendant ce temps, les autorités peinent toujours à trouver des solutions pérennes pour contrer ce phénomène récurrent autour de la maison d’arrêt. Une bataille quotidienne qui s’annonce encore longue.
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