Choc au collège : Une prof tabassée sous les yeux de 78 élèves à Fontenay-aux-Roses
Montrez votre soutien aux forces de l’ordre en ajoutant notre média à vos favoris sur GoogleLes cours ont repris ce jeudi matin au collège des Ormeaux de Fontenay-aux-Roses, mais la tension reste vive. Enseignants et élèves sont encore sous le choc après la violente agression, mardi après-midi, d’une professeure d’EPS par trois jeunes de 13 ans.
L’un d’eux est scolarisé en 4e dans l’établissement, tandis que les deux autres en avaient été exclus, l’un en début d’année et l’autre il y a deux ans.
Selon une tribune rédigée par la communauté éducative, l’enseignante a été prise à partie alors qu’elle encadrait sa classe à l’extérieur. D’abord insultée, elle a ensuite été agressée physiquement relate Le Parisien.
Les trois jeunes lui ont sauté dans le dos, tenté de l’étrangler et l’ont frappée, la poursuivant sur une cinquantaine de mètres. Ils ont ensuite jeté son sac et son contenu dans la boue. Cette scène s’est déroulée devant 78 collégiens, dont certains ont encouragé les agresseurs en criant des insultes.
Deux collègues de la professeure sont intervenues pour mettre fin à l’agression. L’une d’elles a été blessée en tentant de récupérer le téléphone d’un des agresseurs, qui filmait la scène. Alertées, deux policières municipales sont intervenues. La professeure d’EPS a déposé plainte et le rectorat a signalé les faits au parquet.
Le lendemain, la journée de cours a été banalisée alors que l’ensemble de la communauté éducative se trouve dans « une profonde sidération ». Ce jeudi matin, tous les collégiens ont été rassemblés dans la cour, et une intervention a été menée dans chaque classe pour clarifier les faits et couper court aux rumeurs.
Cette attaque s’inscrit dans un contexte de regain de violence dans et autour du collège. Le 20 mars dernier, deux jeunes ont été poignardés, dont un ancien élève de l’établissement. En février, une agression similaire s’était déjà produite à Bagneux.
Depuis plusieurs années, les enseignants dénoncent un manque de moyens et réclament davantage de surveillants ainsi qu’un second CPE. Le collège, conçu pour 500 élèves, en accueille aujourd’hui près de 800.
Dans leur tribune, les enseignants expriment leur impuissance face à cette situation : « Nous, enseignants et personnels d’éducation, ne sommes plus en mesure d’assurer pleinement la sécurité de nos élèves ». Une mobilisation est envisagée pour interpeller les autorités sur l’urgence d’une action concrète.
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