Le ministre de la Justice ordonne l’arrêt de toute « activité ludique » en prison : Plus de massages, cours de danse etc…
Montrez votre soutien aux forces de l’ordre en ajoutant notre média à vos favoris sur GoogleLe ministre de la Justice, Gérald Darmanin, a décidé de mettre un terme à toutes les « activités ludiques » en milieu carcéral, à l’exception de celles liées à l’éducation, à l’apprentissage du français et au sport. Cette mesure intervient après une polémique suscitée par des soins du visage proposés à des détenus de la maison d’arrêt de Toulouse-Seysses.
Une activité controversée
Le syndicat FO Justice de l’établissement avait vivement réagi la semaine dernière, exprimant son indignation face à l’organisation d’une telle activité à l’occasion de la Saint-Valentin. D’après le journal La Dépêche, une vingtaine de détenus ont bénéficié d’un massage du visage offert par une école de soins esthétiques de Toulouse. Une semaine auparavant, des cours de danse country avaient également été organisés dans l’établissement.
Comme le relate BFMTV, interpellé sur le sujet, le ministre a exprimé son indignation. « Il est hors de question d’avoir des activités ludiques qui choquent tous nos concitoyens et qui m’ont choqué profondément lorsque j’ai appris que cette activité gratuite qui avait été proposée localement avait été acceptée », a-t-il déclaré lundi 17 février lors d’une visite au centre pénitentiaire de Condé-sur-Sarthe (Orne).
Une interdiction immédiate
Dans la foulée, Gérald Darmanin a demandé au directeur de l’administration pénitentiaire d’adresser une instruction claire à tous les responsables d’établissements : « J’ai demandé qu’une instruction soit donnée à tous les directeurs de centres pénitentiaires, de toutes les prisons, pour que nous ne nous limitions absolument qu’au soutien scolaire et à la langue française, à l’activité autour du travail et à l’activité sportive à l’intérieur de la prison. »
Pour le ministre, il faut « arrêter totalement ces activités dont personne ne comprend pourquoi elles existent ». La mesure prend effet immédiatement.
Une prison de haute sécurité pour les narcotrafiquants en projet
Cette annonce intervient alors que Gérald Darmanin poursuit ses visites de sites en vue de la création d’une prison de haute sécurité pour les narcotrafiquants les plus dangereux. Après Condé-sur-Sarthe, il doit encore se rendre à la centrale de Saint-Maur (Indre) avant de décider quel établissement sera retenu. L’ouverture de cette structure est prévue pour le 31 juillet.
Outre Condé-sur-Sarthe, le ministre a déjà visité le centre pénitentiaire de Vendin-le-Vieil (Pas-de-Calais) et la maison centrale d’Arles. Il a promis de rendre sa décision « d’ici une dizaine de jours ».
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