L’ambassade de France à Kinshasa prise pour cible par des manifestants : « Ces attaques sont inadmissibles »
Montrez votre soutien aux forces de l’ordre en ajoutant notre média à vos favoris sur GoogleCe mardi matin, la capitale de la République démocratique du Congo (RDC) a été le théâtre de violentes manifestations ayant ciblé plusieurs ambassades. Parmi elles, l’ambassade de France à Kinshasa a été attaquée par des manifestants qui ont provoqué un incendie dans l’enceinte du bâtiment. Selon le ministre français des Affaires étrangères, le feu est désormais maîtrisé.
Sur la plateforme X, le ministre Jean-Noël Barrot a fermement condamné ces actes, qualifiés d’« inadmissibles ». Comme le relate Le Parisien, il a ajouté que « tout est mis en œuvre pour assurer la sécurité de nos agents et ressortissants ».
🇨🇩 À Kinshasa ce matin, des manifestants ont attaqué l’ambassade de France. Ces images ont été prises par nos journalistes, sur place, qui nous expliquent que plusieurs ambassades dont celles du Rwanda, de l’Ouganda et du Kenya ont également été prises pour cible.
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Outre l’ambassade de France, celles du Rwanda, de la Belgique et des États-Unis ont également été ciblées par des manifestants. Ces derniers protestent contre le conflit qui sévit dans l’est du pays, ont indiqué plusieurs sources diplomatiques.
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Kinshasa : Après l’ambassade France, l’ambassade de Belgique en Flammes !Après l’ambassade de France, c’est au tour de l’ambassade de Belgique de subir la colère des manifestants. Des scènes de chaos se déroulent actuellement devant le… pic.twitter.com/ItSgw33cS0
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Contexte et réactions diplomatiques
La situation est particulièrement tendue en RDC, alors que les affrontements dans l’est du pays opposent les troupes congolaises au groupe armé M23, soutenu par des soldats rwandais selon Kinshasa. Les manifestants accusent la communauté internationale, et notamment les Nations unies, de ne pas en faire assez pour exiger le retrait des forces rwandaises présentes sur le sol congolais.
Le gouvernement congolais a dénoncé une récente déclaration de l’ONU, jugée « vague » et dépourvue d’exigences claires envers le Rwanda. Une réunion d’urgence du Conseil de sécurité des Nations unies sur la RDC est prévue dans l’après-midi, faisant suite à une session tenue dimanche. Parallèlement, le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine doit se réunir à la mi-journée pour tenter d’apporter des solutions à la crise.
Une médiation attendue
Dans une tentative de désamorcer la situation, le Kenya a convoqué une rencontre ce mercredi entre le président congolais et son homologue rwandais, Paul Kagame. Cette initiative intervient alors que les tensions sont à leur comble depuis l’échec, mi-décembre, d’une médiation entre la RDC et le Rwanda sous l’égide de l’Angola.
Pendant ce temps, sur le terrain, la situation demeure critique. Dimanche soir, le M23, appuyé par des forces rwandaises selon Kinshasa, a pris le contrôle d’une cité abritant plus d’un million d’habitants et presque autant de déplacés. Cette avancée rapide du groupe armé fait craindre un « carnage », selon les termes utilisés par plusieurs observateurs.
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