Xavier Dupont de Ligonnès : Important dispositif des forces de l’ordre à Roquebrune-sur-Argens
Montrez votre soutien aux forces de l’ordre en ajoutant notre média à vos favoris sur GoogleEntre le 10 et le 12 septembre, des policiers en provenance de Nantes et de Paris se sont rendus à Roquebrune-sur-Argens (Var) pour mener une nouvelle enquête dans le cadre de l’affaire Xavier Dupont de Ligonnès, treize ans après la tragédie de Nantes. Les forces de l’ordre ont inspecté plusieurs caveaux dans l’un des cimetières de la commune, dernier lieu où le suspect a été aperçu vivant en 2011. Malgré l’ampleur du dispositif, les enquêteurs n’ont trouvé « aucun élément nouveau significatif », a déclaré le procureur de la République de Nantes, Renaud Gaudeul.
Des funérailles bloquées par les forces de l’ordre
Les opérations, qui se sont déroulées dans le plus grand secret, n’ont pourtant pas échappé aux habitants de Roquebrune-sur-Argens. « Mes parents habitent juste en face, il y avait des gendarmes partout, jeudi matin, à l’entrée du cimetière », raconte un témoin local chez Ouest-France. Selon lui, il était impossible d’entrer dans le cimetière ce jour-là, en raison du déploiement massif des forces de l’ordre. « C’était verrouillé », se souvient l’homme, qui assistait aux obsèques d’une personnalité locale ce même jour. Il ignorait alors les raisons de cette intervention : « Maintenant, je comprends », confie-t-il, après avoir appris les détails de l’opération quelques jours plus tard.
L’hypothèse d’un suicide examinée
Les policiers de l’Office central pour la répression des violences aux personnes (OCRVP) et de la Direction de la criminalité organisée et spécialisée (DCOS) se sont concentrés sur des caveaux funéraires afin de vérifier s’ils pouvaient être accessibles de l’extérieur. Selon RTL, cette inspection visait à explorer une hypothèse selon laquelle Xavier Dupont de Ligonnès aurait pu se suicider dans l’un de ces caveaux, expliquant ainsi sa disparition. Toutefois, les fouilles minutieuses n’ont révélé aucune piste concrète.
Une opération qui réveille les souvenirs de 2018
Pour les habitants de Roquebrune-sur-Argens, cette intervention policière n’est pas la première liée à l’affaire Dupont de Ligonnès. En janvier 2018, un vaste dispositif de recherche avait été déployé dans un monastère voisin, après qu’un signalement avait été fait concernant un homme ressemblant au fugitif. Ce monastère, situé à moins d’un kilomètre du cimetière, avait été fouillé, mais là encore, aucune trace du suspect n’avait été trouvée.
Une enquête sans fin
Xavier Dupont de Ligonnès reste introuvable depuis avril 2011, date à laquelle il est soupçonné d’avoir assassiné sa femme et ses quatre enfants à Nantes, avant de disparaître. Depuis, de nombreuses pistes ont été explorées par les forces de l’ordre, en France comme à l’étranger, mais aucune n’a permis de retrouver sa trace. Cette dernière opération à Roquebrune-sur-Argens n’apporte pas davantage de réponses, mais rappelle que, treize ans après la tuerie de Nantes, l’affaire Dupont de Ligonnès continue d’intriguer et de mobiliser les enquêteurs.
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