Metz-Queuleu : La Police Intercepte Cinq Drones Destinés à Livrer de la Drogue et des Téléphones en Prison
Montrez votre soutien aux forces de l’ordre en ajoutant notre média à vos favoris sur GoogleDepuis le début de l’année, la police a intercepté cinq drones aux abords de la prison de Metz-Queuleu, marquant une tendance inquiétante dans les méthodes employées par les complices des détenus. Ces appareils volants, souvent chargés de drogue ou de téléphones portables, parviennent à transporter discrètement des colis pouvant peser jusqu’à 300 grammes.
Le major Stéphane Léonard, responsable de la brigade anti-aérienne de Moselle, a confirmé cette évolution à France Bleu : « Nous observons une utilisation croissante des drones par les complices des détenus. C’est une tendance à laquelle nous devons nous adapter. » Pour contrer cette menace, la police s’appuie sur ses propres drones, équipés de caméras, afin de détecter et neutraliser les appareils suspects.
Le travail des neuf télépilotes de la police nationale de Moselle est essentiel dans cette lutte. Formés pendant 80 heures, ces spécialistes sont capables de repérer les drones, de brouiller les communications entre ces derniers et leurs propriétaires, puis d’identifier ces derniers.
Le major Léonard souligne les risques potentiels associés à l’utilisation imprudente des drones : « Un drone de milieu de gamme peut peser près d’un kilo, l’équivalent du poids d’une boule de pétanque. S’il tombe sur quelqu’un ou heurte un hélicoptère du SAMU, les conséquences peuvent être dramatiques. »
L’utilisation des drones par la police est strictement encadrée. Ils sont autorisés à voler jusqu’à 120 mètres de hauteur, mais uniquement dans des conditions précises et définies par la préfecture. À Metz, ces drones sont déployés quatre à cinq fois par mois dans des situations telles que la sécurisation de rassemblements, comme ce sera le cas lors des Jeux olympiques de Paris ou du relais de la flamme olympique en Moselle.
La montée en flèche du nombre de drones en France, passé de 400 000 en 2017 à plus de trois millions aujourd’hui, souligne l’importance de cette vigilance accrue. « Parmi ces millions de propriétaires, il y a nécessairement des personnes malveillantes », avertit le major Léonard.
Le cadre strict de l’utilisation des drones par la police garantit que ces outils sont employés de manière responsable, dans l’intérêt de la sécurité publique.
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