Violente attaque dans la prison de Condé-sur-Sarthe. “Les collègues sont traumatisés”
Montrez votre soutien aux forces de l’ordre en ajoutant notre média à vos favoris sur GoogleUne nouvelle agression secoue la prison de Condé-sur-Sarthe (Orne) alors que trois surveillants pénitentiaires ont été violemment attaqués le jeudi 1er février 2024. Les conséquences de cette attaque se traduisent par des incapacités totales de travail (ITT) allant de 10 à 30 jours, et des plaintes ont été déposées en réaction à cet incident.
Le syndicat Snepap FSU exprime pour Ouest-France sa vive inquiétude face à cette montée de violence. Frédéric Eko, représentant local, déclare : “C’était très violent. Les collègues sont traumatisés.”
Selon les témoignages, l’incident a débuté lorsque qu’un détenu, visiblement agité, a commencé à frapper à sa porte de cellule et à proférer des insultes envers les surveillants, réclamant du tabac qu’il prétendait avoir commandé mais non reçu. Face à son comportement agressif, la porte de sa cellule a été rapidement fermée par mesure de sécurité.
Malgré cela, le détenu a persisté dans ses provocations, frappant toujours contre sa porte et insultant les surveillants. Les événements ont pris une tournure dramatique lorsque des bruits inhabituels ont été entendus en provenance de la cellule, déclenchant ainsi l’alarme. Les surveillants sont intervenus et ont découvert un scène chaotique : le détenu se trouvait au fond de sa cellule, entouré de débris de verre et d’objets cassés.
Dans leur tentative de maîtriser le détenu, les surveillants ont été violemment agressés, poussés et frappés, entraînant des blessures nécessitant des ITT de dix à trente jours. Frédéric Eko déplore : “En un mois, sept personnels de surveillance ont été blessés. Jamais le centre pénitentiaire n’a connu un tel enchaînement d’agressions sur personnels, en si peu de temps.”
Cet enchaînement d’incidents soulève de sérieuses préoccupations quant à la sécurité du personnel dans cette prison. Les autorités compétentes sont appelées à prendre des mesures urgentes pour garantir la sécurité et le bien-être des surveillants pénitentiaires, confrontés à des conditions de travail de plus en plus dangereuses.
À lire également
Deux surveillants blessés par un détenu lors d’un changement de cellule à Saint-Brieuc, une enquête ouverte
262 détenus et 55 matelas au sol à la prison de Pau, les syndicats menacent d’un blocage total
Trois détenus transférés de Domenjod vers l’Hexagone après la bagarre générale, une première à La Réunion