241 % de taux d’occupation : Découvrez la prison la plus surpeuplée de France
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Le 5 janvier 2024, la maison d’arrêt de La Roche-sur-Yon se positionne comme la prison la plus surpeuplée de France, avec un taux d’occupation atteignant 241%. Cette situation alarmante s’explique par la croissance de l’activité judiciaire en Vendée.
Le directeur de l’établissement, Franck Aupiais, admet que l’augmentation du nombre de détenus accroît les risques d’incidents. L’intersyndicale de la prison a réagi dès le début de l’année 2024 selon Ouest-France, soulignant que la maison d’arrêt compte actuellement 96 détenus pour seulement 39 places disponibles, ce qui représente le taux d’occupation le plus élevé en France.
Cette surpopulation crée des conditions de travail difficiles pour les agents, avec deux agressions survenues en l’espace d’une semaine. En conséquence, un tiers des effectifs est indisponible, entraînant un manque de personnel. Les agents travaillent entre 20 et 40 heures supplémentaires par mois, et certains ont même été rappelés en urgence le soir du 31 décembre.
Les conditions de détention des détenus se sont également détériorées, avec au moins trois détenus par cellule. Les surveillants observent un changement dans le profil des détenus, reflétant les problèmes disciplinaires de la société extérieure.
La surpopulation carcérale facilite l’entrée d’alcool, de stupéfiants et de téléphones, avec des comportements de plus en plus préoccupants chez les détenus. La hausse de l’activité judiciaire en Vendée, notamment des comparutions immédiates (+65% en 2023), est identifiée comme la principale cause de cette surpopulation.
La direction interrégionale reconnaît les difficultés en Vendée et suggère d’inciter les magistrats à privilégier des alternatives à l’incarcération et à aménager les peines. Bien que la construction d’une nouvelle maison d’arrêt ait été envisagée, le projet n’est actuellement pas à l’ordre du jour, avec un programme de rénovation des deux établissements existants.
En attendant, les syndicats réclament des améliorations des conditions de travail, menaçant de recourir à la grève si le taux d’occupation record n’est pas réduit.
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