“Arabe de Service”. Confirmation de la condamnation de Taha Bouhafs pour injures raciales envers Linda Kebbab
Montrez votre soutien aux forces de l’ordre en ajoutant notre média à vos favoris sur GoogleLa Cour de cassation a récemment confirmé la condamnation du journaliste et militant Taha Bouhafs pour injures raciales envers la policière Linda Kebbab. En septembre 2021, le tribunal correctionnel de Paris l’avait condamné à une amende de 1500 euros pour avoir qualifié Linda Kebbab d’«arabe de service» dans un message sur Twitter en juin 2020.
La décision de la Cour de cassation, publiée le 19 décembre 2023, indique que l’expression utilisée par Taha Bouhafs présentait Linda Kebbab comme une personne servile et complaisante. La Cour a qualifié ces propos d’« outrageants » et a souligné qu’ils visaient à dépeindre la déléguée syndicale comme trahissant les personnes de même origine, au lieu de les défendre, pour servir l’institution policière.
0 argument et trop de haine en lui = injure publique à caractère raciste, de la part d’un journaliste.
Raciste et pas courageux, il m’a bloquée.
Assez de ses incitations à la haine, de ses mensonges et manipulations.
JE DÉPOSE PLAINTE pic.twitter.com/l0OGMKcNSW— Linda Kebbab (@LindaKebbab) June 3, 2020
Cette affaire trouve ses racines dans une émission de Franceinfo du 3 juin 2020, où Linda Kebbab avait critiqué la prise de position d’Assa Traoré par rapport à la mort de George Floyd aux États-Unis, lors d’une manifestation parisienne interdite dénonçant les «violences policières» relate Le Figaro.
Taha Bouhafs avait alors réagi en qualifiant Linda Kebbab d’«ADS : Arabe de Service», un détournement de l’acronyme « Adjoint de Sécurité ». Cette déclaration avait conduit Linda Kebbab à déposer plainte pour «injure publique à caractère raciste».
La première condamnation en septembre 2021 incluait non seulement une amende de 1500 euros mais aussi des dommages et intérêts de 2000 euros à verser à Linda Kebbab. Taha Bouhafs avait fait appel de cette décision, mais la cour d’appel de Paris l’avait confirmée le 27 octobre 2022, réduisant cependant l’amende à 1000 euros avec sursis.
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