Savoie : Un détenu tué par son compagnon de cellule en pleine nuit dans la prison d’Aiton
Montrez votre soutien aux forces de l’ordre en ajoutant notre média à vos favoris sur GoogleUn tragique événement s’est produit dans la nuit de mercredi à jeudi au centre pénitentiaire d’Aiton, en Savoie, où un détenu âgé d’une soixantaine d’années a été violemment agressé par son codétenu et a succombé à ses blessures.
Selon les informations du Dauphiné libéré, le suspect, un homme de 22 ans, a utilisé au moins une casserole et une arme blanche pour frapper sa victime, infligeant plusieurs dizaines de blessures. Le décès du détenu a été constaté dans la nuit, marquant ainsi le deuxième meurtre au sein de l’établissement depuis le début de l’année.
Le syndicat FO Justice détaille les faits : “A l’ouverture de la cellule, le détenu « L », déjà bien connu pour des troubles psychologiques, est dans un état second et tient des ciseaux en main, il obtempère aux injonctions des agents puis il est sorti de sa cellule. Le détenu « G », quant à lui, est allongé dans une mare de sang. Malgré les tentatives de réanimation et l’arrivée rapide des premiers secours, « G » n’a pu être réanimé.“
Le codétenu, qui a été rapidement interpellé, avait réintégré la maison d’arrêt cet été après avoir passé huit mois dans une unité psychiatrique. Ces circonstances laissent planer des questions sur les dispositifs de suivi et de réinsertion des individus revenant de soins psychiatriques.
Ce triste événement rappelle un précédent survenu le 10 février de cette année, où un homme présentant des fragilités mentales avait causé la mort d’un autre détenu. Ces incidents soulignent les défis auxquels est confronté le centre pénitentiaire d’Aiton en matière de sécurité et de gestion des détenus.
Le centre, ouvert en 1992 à Aiguebelle dans la vallée de la Maurienne, comprend une maison d’arrêt de 230 places pour les personnes en détention provisoire en attente de leur procès et/ou jugement, ainsi qu’un centre de détention de 200 places destiné aux condamnés présentant d’importantes chances de réinsertion. L’établissement n’accueille que des hommes de plus de 18 ans.
Les autorités compétentes sont actuellement en charge de l’enquête pour faire la lumière sur les circonstances de ce nouveau drame, mettant en lumière les défis auxquels sont confrontées les institutions carcérales dans la gestion des détenus, notamment ceux revenant de soins psychiatriques.
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