Oise : Un officier d’une unité d’élite blesse par balle un agent pénitentiaire lors d’un exercice
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À la fin du mois d’octobre, un incident a eu lieu lors d’un exercice des équipes d’intervention de l’administration pénitentiaire (ERIS) dans une forêt du Beauvaisis, dans l’Oise. Un capitaine de l’ERIS de Paris, spécialisé dans la formation, aurait accidentellement tiré sur la jambe d’un agent à la fin de l’entraînement.
La victime serait toujours hospitalisée depuis le 31 octobre, et selon une source proche de l’affaire dans Le Parisien, son genou serait dans un piteux état. Le procureur de la République de Beauvais a confirmé l’ouverture d’une enquête pour “blessures involontaires”, précisant que celle-ci était confiée à la brigade locale de gendarmerie. Cependant, le procureur n’a pas fourni de détails supplémentaires en raison de l’enquête en cours.
Le ministère public a indiqué que l’incapacité totale de travail (ITT) n’avait pas encore été déterminée au 8 novembre, et la qualification de l’incident pourrait évoluer en fonction de la gravité des blessures. L’administration pénitentiaire a souligné qu’elle avait pris toutes les mesures nécessaires pour aider la victime et qu’un “retour d’expérience” avait été ordonné pour éviter de futurs incidents similaires.
Le syndicat FO a exprimé ses préoccupations par courrier, mentionnant des “tensions et de l’incompréhension parmi les agents de l’Eris”. Les agents semblent inquiets du fait que l’officier responsable du tir soit toujours présent sur la base. L’administration pénitentiaire a assuré avoir pris des mesures conservatoires, notamment en retirant l’habilitation de port d’arme au moniteur de tir.
L’enquête se poursuit, et le procureur n’a pas fourni de détails supplémentaires sur l’évolution potentielle de la qualification de l’incident. Si cet événement vient légèrement ternir la réputation de cette unité d’élite, elle n’enlève, bien évidemment en rien, la qualité des hommes qui la composent. L’ERIS, créée en 2003 est aujourd’hui une unité reconnue pour ses différentes interventions au sein des prisons françaises, notamment en cas d’événements graves comme des prises d’otage, des émeutes ou des refus de réintégrer.
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