Aulnay-sous-Bois : Violences contre des policiers municipaux, huit mois de prison requis contre Hadama Traoré
Montrez votre soutien aux forces de l’ordre en ajoutant notre média à vos favoris sur GoogleLe militant associatif Hadama Traoré est actuellement en procès pour des accusations de violences et de rébellion contre cinq policiers municipaux à Aulnay-sous-Bois en décembre 2022. Les policiers avaient tenté de lui interdire l’accès au conseil municipal, où un vote important concernant la protection fonctionnelle du maire Bruno Bechizza était prévu.
L’incident, selon la synthèse de la police municipale, aurait impliqué une résistance violente de la part de Traoré envers les policiers municipaux. Comme le relate Le Parisien, ils décrivent comment il a tenté de forcer leur passage en repoussant violemment un brigadier et en fonçant à plusieurs reprises sur les agents.
Hadama Traoré conteste fermement ces accusations, arguant qu’il ne devrait pas être interdit d’entrer au conseil municipal en France. Son avocat affirme que l’ordre d’interdiction était illégal, car il n’était pas écrit. Le débat juridique entre les avocats des deux parties est tendu, avec des réactions passionnées dans la salle d’audience.
La procureure de la République demande huit mois de prison ferme pour Hadama Traoré et une interdiction de séjour à la mairie d’Aulnay-sous-Bois. Elle soutient que Traoré a déjà été condamné en 2018 pour des menaces contre un élu local, ce qui montre un schéma de comportement problématique.
L’avocat de la défense argumente que Traoré a été lui-même victime de violences policières et a subi des blessures nécessitant dix jours d’incapacité totale de travail (ITT). Il insiste sur le caractère politique du procès et affirme qu’il est visé pour ses activités associatives et sa candidature aux prochaines élections municipales. Le verdict sera prononcé le 21 septembre.
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