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Aiton : Déjà condamné dans le procès des attentats du Bataclan, ce détenu écoute des chants religieux si fort dans sa cellule que les surveillants sont contraints de couper l’électricité

·La rédaction ⏱ 2 min
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Albertville, le 3 août – Yassine Otman, déjà condamné dans le cadre du procès des attentats du Bataclan, a écopé d’une peine de six mois de prison ferme pour “outrage”. Au sein de la prison d’Aiton en Savoie.

Le jeudi 3 août, au tribunal correctionnel d’Albertville, Yassine Otman était confronté à des accusations d’ « outrage à une personne dépositaire de l’autorité publique », et « apologie publique d’un acte de terrorisme » L’incident découle des propos tenus par Otman le 7 juin envers les surveillants pénitentiaires, comme rapporté par Le Dauphiné Libéré.

“Bande de cochons ! L’islam se dressera contre vous. Vive le Coran, musulman jusqu’à la mort.” Les remarques d’Otman ont été déclenchées par la coupure de l’électricité dans sa cellule par les surveillants pénitentiaires. Cependant, il est important de noter que lesagents avaient demandé à plusieurs reprises au détenu de baisser le volume des chants religieux qu’il jouait à un niveau excessivement élevé.

Ces demandes sont restées sans réponse. “Quand ils ont coupé la musique, j’ai ressenti une offense envers mes convictions religieuses”, a déclaré le prévenu de 43 ans devant le tribunal, exprimant des regrets pour ses paroles qu’il attribue à “la frustration.”

Ces déclarations ont un poids significatif, d’autant plus que Yassine Otman avait déjà été condamné à 12 ans de prison en février 2023 dans le cadre du procès des attentats du Bataclan en 2015. Un profil distinctif, dont l’évaluation psychiatrique a mis en évidence “une personnalité vulnérable trouvant refuge dans la religion.”

Tout en reconnaissant les “remarques inappropriées”, l’avocat de Yassine Otman, Me Jean-François Canis, affirme que qualifier les surveillants pénitentiaires de “cochons” et suggérer que “l’islam se dressera contre eux” ne constitue pas, “en aucune circonstance, une adhésion au terrorisme.” Cette défense semble avoir influencé le tribunal, qui a choisi d’acquitter Yassine Otman de l’accusation du chef d’« apologie ». Néanmoins, Otman a été condamné à six mois de prison ferme pour “outrage”.

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