Refus de congés maladie pour les policiers. Les agents préparent une riposte qui risque de faire mal
Ajoutez Actu FDO en favori pour nous soutenirVendredi 4 août, le préfet de police de Paris, Laurent Nuñez, a annoncé dans une note interne que certaines demandes d’arrêt maladie seraient désormais refusées. Cette mesure vise à “préserver la mission de sécurité”, alors que la direction générale de la police nationale (DGPN) a confirmé que ces directives s’appliqueraient sur l’ensemble du territoire.
Selon Laurent Nuñez, cette décision a été prise en raison d’un « nombre important et inhabituel d’arrêts maladie sur une courte période », ayant un impact significatif sur le fonctionnement normal des services et portant atteinte indirectement à la continuité du service public de la sécurité. En conséquence, des retenues sur salaires seront effectuées en cas d’absence de service fait.
Cependant, cette annonce suscite des réactions parmi les policiers. Certains d’entre eux ont déjà exprimé leur intention de porter plainte, programmant des opérations médicales longtemps retardées, déposant systématiquement des plaintes pour outrages et violences, avec des demandes de dommages et intérêts symboliques, ou en soutien à une association.
Ils envisagent également de porter plainte pour harcèlement, alléguant des visites à domicile de leur hiérarchie pendant leur arrêt et des multiples messages qu’ils reçoivent.
Cette mesure intervient dans un contexte où de nombreux policiers dans toute la France se sont mis en service minimal ou en arrêt maladie pour protester contre l’incarcération d’un de leurs collègues à Marseille, soupçonné de violence policière envers le jeune Hedi lors des émeutes consécutives à la mort de Nahel. Jeudi 3 août, la chambre de l’instruction de la cour d’appel d’Aix-en-Provence a décidé de le maintenir en détention provisoire.
La situation reste tendue, et les policiers expriment leur mécontentement face à cette nouvelle mesure qui limite leurs congés maladie. Affaire à suivre…