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Émeutes suite à la mort de Nahel. 31 enquêtes ouvertes par l’IGPN dont celles concernant Hedi, Mohamed, Abdelkarim ou encore Jalil

·La rédaction ⏱ 2 min
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Ce jeudi, la justice examine la détention provisoire d’un policier, soupçonné avec trois de ses collègues d’avoir gravement blessé un jeune homme lors des émeutes qui ont secoué Marseille. Cette affaire délicate a suscité une fronde parmi certains commissariats et engendré une polémique politique. Au total, 31 enquêtes de l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) ont été ouvertes suite à ces émeutes, déclenchées par la mort de Nahel, tué par un policier après avoir refusé d’obtempérer.

Parmi les enquêtes les plus médiatisées, celle concernant “l’agression” d’Hedi par des policiers. La victime âgée de 22 ans a témoigné dans La Provence, décrivant avoir été passé à tabac et blessé par un tir de LBD dans la tempe lors des émeutes à Marseille, laissant une partie de son crâne manquante et affectant sa vue à l’œil gauche.

Après des dénégations, le policier ayant été incarcéré a finalement reconnu avoir effectué le tir de LBD lors de la soirée où Hedi a été gravement blessé. Ces aveux ont donné une nouvelle perspective à l’enquête, saluée par l’avocat général, qui a cependant requis le maintien en détention du policier.

La gravité des faits et la réaction des policiers après la mise en détention provisoire de l’un d’entre eux ont suscité une médiatisation de l’affaire, mettant en difficulté la majorité politique, certains responsables politiques, comme Gérald Darmanin, comprenant la colère des policiers. D’autres cas d’abus policiers ont également été révélés, comme celui de Jalil, un jeune de 16 ans touché par un tir de LBD lors des émeutes à Chilly-Mazarin, et Mohamed, un livreur de 27 ans, tué par un projectile lors des émeutes à Marseille.

Le patron de la police, Frédéric Veaux, avait suscité la polémique en plaidant pour la libération du policier incarcéré, estimant qu’un policier n’a pas sa place en prison avant un éventuel procès. Cette déclaration a suscité des critiques sur l’indépendance de la justice et le statut des policiers.

L’issue de cette affaire est très attendue, et la décision sur le maintien en détention du policier sera rendue à partir de 16 heures ce jeudi. L’avocat général a justifié cette demande afin de préserver l’information et éviter tout risque de concertation frauduleuse avant l’interrogatoire prévu pour le 30 août.

La rédaction

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