Affaire Hedi : maintien en détention requis pour le policier de la BAC de Marseille. Regardez son témoignage lors de l’audience de ce matin
Ajoutez Actu FDO en favori pour nous soutenirLe policier mis en examen dans l’enquête sur l’agression violente du jeune Hedi à Marseille risque de rester en détention provisoire. Devant la chambre de l’instruction de la cour d’appel d’Aix-en-Provence, l’avocat général a formulé une demande en ce sens lors de l’audience qui s’est tenue ce jeudi matin. La décision finale sera rendue à 16 heures aujourd’hui.
Au cours de l’audience, le policier âgé de 35 ans a admis avoir fait usage de son lanceur de balle de défense (LBD) lors de l’intervention. Il a expliqué avoir vu deux individus encapuchonnés faire demi-tour, puis l’un d’eux a tenté de lancer un projectile sur les policiers en armant son bras poing fermé. C’est à ce moment-là qu’il a pris la décision de tirer une fois avec le LBD, assurant qu’il n’avait pas visé la tête.
L’avocat général a considéré que les déclarations du policier reconnaissant l’utilisation du LBD apportent une perspective à l’affaire, mais il a souligné le risque de concertation frauduleuse, justifiant ainsi la demande de détention provisoire pour préserver l’intégrité de l’enquête jusqu’à l’interrogatoire.
En revanche, l’avocat du policier, Me Pierre Gassend, a plaidé en faveur de la remise en liberté de son client sous contrôle judiciaire, affirmant qu’il n’y avait aucun risque qu’il fasse pression sur la victime, et qu’il pourrait être hébergé loin de Marseille. La situation d’un autre policier mis en examen dans cette affaire, qui souhaite mettre fin à son contrôle judiciaire, sera examinée en huis clos ce jeudi.
Il convient de rappeler que quatre policiers sont actuellement mis en examen dans cette affaire. La détention provisoire du policier marseillais de 35 ans a provoqué un vif mécontentement au sein de la police, se traduisant par une vague d’arrêts maladie et un service minimum appliqué par des milliers de fonctionnaires à travers la France. L’issue de cette affaire reste à suivre de près.